Différences entre stage et job d'été : statut et salaire

Différences entre stage et job d'été : statut et salaire Il faut bien distinguer les stages étudiants des jobs d'été ou des boulots étudiants que les jeunes peuvent exercer pendant leurs études. Les différences en terme de statut et de rémunération.

Quel statut pour un stage étudiant ?

Certains élèves ou étudiants doivent obligatoirement effectuer un stage en entreprise pour obtenir leur diplôme. Le jeune est alors placé sous la direction et surveillance de l'établissement d'enseignement concerné, avec lequel l'em­ployeur signe une convention de stage. Conséquence : le jeune ne possède pas le statut de salarié.

La rémunération minimale (la gratification de stage) est égale à 15% du plafond de la sécurité sociale et elle est exonérée de cotisations sociales, patronales et salariales. La fraction de la gratification de stage dépassant ce plancher est soumise à cotisations dans les conditions de droit commun, exception faite des cotisations retraite ou chômage puisqu'il n'y a pas de contrat de travail.

Quel statut pour un job d'été ?

Newsletter

Exception faite des stagiaires ci-dessus, les élèves ou étudiants qui travaillent pendant ou hors les vacances scolaires sont considérés comme des salariés à part entière. Ils sont donc embauchés sous contrat à durée déterminée dans les conditions de droit commun. Soumise à l'ensemble des cotisations patronales et salariales, leur rémunération ne peut pas être inférieure au Smic ou au minimum conventionnel, ni à celle des autres salariés occupant un emploi similaire. Tout comme les chômeurs, les étudiants peuvent chercher un job d'été via le site de Pôle emploi.

Le salaire minimal d'un mineur est toutefois soumis à des règles spécifiques.

Quelle fiscalité sur les revenus d'un stage ou job d'été ?

Dans la limite de certains plafonds, les revenus étudiants sont exonérés d'impôt. C'est le cas :

  • des indemnités versées aux étudiants lors des stages obligatoires dans la limite d'un smic annuel.
  • des salaires perçus par les étudiants dans la limite de trois smics mensuels par an.