Licenciement pour faute grave

Résolu/Fermé
ANITA -  
 ANITA -
Bonjour,

J'ai dû introduire mon employeur pour non paiement de salaire, retard de paiement, non remise d'attestation de salaire pour que la Sécu puisse me régler de mes indemnités journalières, tout cela pendant la période de mon congé maternité, congé précédé d'arrêts de maladie pour grossesse compliquée et arrêt postnatal.
J'ai dû pour cela trouver un Avocat qui accepte de me défendre car je suis assistante d'Avocats.
J'ai été en arrêt de maladie jusqu'au 20 janviers inclus.
Pendant ce temps, des pourparlers ont été engagés car mon employeur a chargé un de ses confrères pour le représenter également. Des projets de rupture conventionnelle et de protocole transactionnelles rédigés par l'Avocat adverse m'ont été adressés par le biais de mon Avocat.
A la date du 20, devant reprendre le travail le 21, mon Avocat, toujours par l'intermédiaire de son confrère adverse, m'adressait un mail m'indiquant que mon employeur ne souhaitait pas me voir revenir au Cabinet, donc dispensée.
Le 3 février, je reçois de mon employeur une lettre m'invitant à me présenter le 14 février prochain à un entretien préalable en vue d'un licenciement pour faute car ayant été absente du 21 au 31 janvier sans justification (?).
Je vois là une technique d'intimidation ou de pression et également de me nuire par mon employeur me met égalise en mise à pied conservatoire, c'est-à-dire sans salaire, celui-ci connaissant parfaitement ma situation familiale (jeune divorcée et trois enfants en charge).
Que dois-je faire? aidez-moi, je suis dans l'impasse...je n'ai qu'une envie c'est de passer de l'autre côté....je me suis dévouée corps et âme pour lui et pendant un temps a été très content de mon travail puisqu'il m'avait donné une prime, m'informant de sa satisfaction.
Je précise que pendant mon congé maternité, il m'a conseillé de trouver un travail ailleurs!
Mon Avocat n'est pas très courageux et ne le sens pas impliqué du tout et m'indique qu'il préfère trouver une solution amiable! voilà la solution amiable, une faute pour absence dont on m'a dispensée!

91 réponses

ANITA
 
Oui en effet, il dit m'avoir envoyé le bulletin de salaire par lettre simple...
Ce qui est sûr c'est que plus rien n'est négociable compte tenu de son comportement malhonnête et impardonnable.
Je vous tiendrai au courant demain.
Bonne soirée et encore merci.
Cordialement.
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Von Von
 
Anita, je viens de relire votre avant-dernier post, dans lequel vous indiquez que votre employeur a dit lors de l'entretien préalable qu'il n'avait pas mandaté son avocat pour dire que vous deviez rester chez vous et ne plus vous présenter au cabinet. Jèespère que le conseiller qui vous assistait à pris note de cela.

Si l'avocat de votre employeur n'était pas mandaté pour dire cela, la décision de votre employeur de vous licencier pour absence injustifiée eput être remise en question;

Voici ce qu'indique l'article 8 du Décret n°2005-790 du 12 juillet 2005 concernant le Code de déontologie des avocats.

Article 8

" L'avocat doit justifier d'un mandat écrit sauf dans les cas où la loi ou le réglement en présume l'existence.

L'avocat s'assure au préalable de la léicité de l'opération pour laquelle il lui est donné mandat. Il respecte strictement l'objet du mandat et veille à obtenir du mandant une extension de ses pouvoirs si les circonstances l'exigent.

L'avocat ne peut, sans y avoir été autorisé spécialement et par écrit par le mandant, transiger en son nom ou pour son compte ou l'engager irrévocablement par une proposition ou une offre de contracter."

Je n'indique pas le dernier alinéa il concerne la dispositions de fonds ou de biens.

Donc il faudra demandez à l'avocat de votre employeur si ce dernier l'avait mandaté pour vous faire savoir de ne plus revenir travailler.

Il devra pour le prouver, montré le document signé par votre employeur le mandatant à cet effet.

Cordialement
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ANITA
 
oui le conseiller a bien tt noté! il était d'ailleurs interloqué!
mais bon, je pense que mon dossier est blindé ( c ce que le conseiller dit), donc je garde espoir!
Bonne soirée et à demain!
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Von Von
 
Bonjour Anita

Employeurs: Spécialisés dans les contrats d'assurrances.

Jean Marc BLAMOUTIER
Jean François SALPHATI
Agnès GOLMIC
Philippe-Charles FANTEL

Bon courage pour tout à l'heure.

Cordialement
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ANITA
 
Bonjour Von Von,

Je voulais vous remercier de vous être déplacé pour moi...Je vous en suis vraiment reconnaissante.
J'ai dû appeler l'UL CGT pour avancer mon rendez-vous fixé au 16 mars prochain.
J'ai eu au téléphone un conseiller qui m'a indiqué qu'il y a un article de loi qui qu'il est possible d'enjoindre un Avocat à faire une déclaration sous serment...connaîtriez-vous ce code? je pense que ça m'aiderait beaucoup...En effet, compte tenu du fait que mon employeur nie qu'il m'a dispensé de travailler de quelque manière que ce soit et dit qu'il n'est pas au courant des pourparlers, le Président pourrait l'obliger à faire une déclaration sous serment...Cela me paraît difficile dans le sens où son Avocat se retrouverait en difficulté et effectivement, nous pourrions également communiquer pour ce faire, l'article 8 que vous m'avez remis vendredi.
Je viens de recevoir un avis de passage à récupérer à la Poste, il peut s'agit d'un courrier de mon employeur.
Je vous tiens au courant.
Bonne journée.
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ANITA
 
Bonjour Von Von,

A ce jour, je n'ai toujours pas reçu de mon ex-employeur le certificat Pôle Emploi me permettant mon inscription et une indemnisation en attendant de trouver du travail.
Je vous rappelle que j'ai demandé à mon employeur de les mettre à ma disposition mais que celui-ci me demande de ne pas me déplacer...
Quelles pourraient être les sanctions à son égard?
Bonne journée.
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ANITA
 
Bonsoir Von Von,

je ne sais pas si vous avez mes messages mais je n'ai plus de vos nouvelles et j'espère que tt va bien...
j'aimerais avoir de vos nouvelles...vous êtes tellement réactif à l'envoi de mes messages que votre silence est inquiétant...sinon j'espère vous voir le 13 avril...
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Von Von
 
Bonjour Anita
Désolé de ne pas répondre à vos messages mais j'ai eu un problème avec un modérateur qui estime que je donne de mauvais conseils.

J'ai trouvé cet arrêt de la cour de cassation qui peut apporter de l'eau à votre moulin.

Une mise à pied notifiée par téléphone ne peut justifier l'interdiction faite au salarié d'accéder à son poste

13 janvier 2010

Un salarié d'un aéroclub prend acte de la rupture de son contrat de travail le 10 novembre 2005, reprochant à son employeur de ne pas lui fournir de travail ; celui-ci lui avait en effet notifié une mise à pied par téléphone le 1er novembre précédent et interdit l'accès aux locaux de l'entreprise, sans confirmer cependant la mise à pied par écrit, ni enclencher dans la foulée de procédure disciplinaire.

Le salarié obtient de la juridiction prud'homale des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, la rupture de son contrat étant qualifiée d'imputable à l'employeur.

A juste titre estime la Cour de cassation (Cass. soc., 10/11/2009, n° 08-42.769) :

« La cour d'appel a constaté que l'employeur avait interdit au salarié, auquel une mise à pied annoncée par appel téléphonique n'avait pas été notifiée dans les formes légales, d'accéder à son lieu de travail les 8, 9, et 10 novembre 2005 et avait ainsi manqué à son obligation de fournir du travail à son salarié ; elle a ainsi souverainement estimé qu'en la circonstance, le manquement était suffisamment grave pour justifier la rupture du contrat de travail à ses torts. »

Un employeur ne peut donc pas interdite à son salarié d'accéder à l'entreprise sur la seule base d'une mise à pied verbale. S`il le fait, il commet une faute qui autorise le salarié à prendre acte de la rupture de son contrat de travail à ses torts.

Publié dans Brèves, Jurisprudence | Tags : contrat de travail, Cour de cassation, disciplinaire, employeur, licenciement, mise à pied, obligation, procédure, rupture, salarié

Par ailleurs, si vous voulez faire prêter serment à la partie adverse, ce ne sera pas l'avocat qu'il faudra faire citer car il n'est pas partie dans le dossier, mais votre employeur. Ce sera un serment décisoire. Il faudra lui demander qu'il prête serment en affirmant qu'il n'a jamais donné mandat à son avocat pour vous signifier de rester chez vous.

voici ce qu'indique un arrêt de la Cour de Cassation (chambre civile) en date du 10 janvier 1974:

" Qualité de partie de celui auquel le serment est déféré:

"Une personne ne saurait être appelé à prêter le serment décisoire que sil elle est partie au procès et si une décision est susceptible d'être rendue contre elle.

Donc , c'est votre employeur qu'il faut déféré pour cette prestation de serment, pas l'avocat qui n'est qu'un simple intermédiaire et n'est pas partie au procès.

N'oubliez pas de remettre les documents à la parie adverse avant le 20 mars.

pour vos messages, je vous communique mon adresse email:

***@***

Cordialement
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blux Messages postés 1969 Date d'inscription   Statut Modérateur Dernière intervention   2 691
 
Désolé de ne pas répondre à vos messages mais j'ai eu un problème avec un modérateur qui estime que je donne de mauvais conseils.
Peut-on savoir ce qui s'est passé à ce sujet ?
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ANITA
 
Bonsoir Von Von,

Je suis contente d'avoir de vos nouvelles.

Comme je vous l'ai dit, j'ai enfin réception les documents nécessaires à mon inscription au Pôle Emploi.

Je dois adresser mes conclusions et pièces au plus tard le 18, le 20 étant un dimanche.

Le 13 avril arrivera très vite.

A bientôt.
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ANITA
 
Bonjour Von Von,

Devant être en état demain au plus tard, je ss à la recherche de jurisprudences concernant le refus du maintien de salaire en cas d'arrêt malade et de congé maternité, de jurisprudences pour remise tardive des attestations de salaire Sécurité Sociale, et des documents nécessaires à l'inscription au Pôle Emploi.
Savez-vous comment je peux trouver ces documents?
Merci et bonne journée.
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Von Von
 
bonjour Anita

En ce qui concerne la remise tardive des documents. Arrêt de la Cour de Cassation daté du 18 décembre 1978 pourvoi n° 77_40.622

" En cas de remise tardive du certificat de travail au salarié, ce dernier subi

un préjudice. La salariée restée sans emploi et n'ayant pu s'inscrire au chômage du fait de ce retard, peut obtenir des dommages-intérêts en réparation du préjudice subi.

arrêt de la Cour de Cassation en date du 3 juin 1982, pourvoi n° 80-40.543

" Le certificat de travail étant quérable et non protable, la seule obligation de l'employeur est d'établir ce certificat et de le tenir à la disposition du salarié.

Votre employeur n'a pas voulu que vous veniez chercher votre certificat de travail alors qu'il devait vous le remettre en main propre et ne pas vous le faire parvenir par la poste.

En ce qui concerne les indemnités complémentaires pour l'arrêt maladie et le congé maternité, il faut prendre en compte l'article L 1226-1 du Code du Travail, et les clauses de votre convention collective qui font références à ces indemnités complémentaires.

Arrêt de la Cour de Cassation en date du 10 octobre 1995, pourvoi n° 90-42.128

(l'employeur doit déclarer la maladie du salarié à l'organisme de prévoyance chargé de verser les indemnités journalières)

" Une Cour d'appel a pu condamner un employeur à verser à un salarié les indemnités complémentaires de la maladie normalement à la charge de l'organisme de prévoyance après avoir constaté que, cet employeur n'ayant pas effectué la déclaration qu'il lui incombait de faire dans le délai prescrit, le salarié avait été privé de ses droits."

L'obligation pesant sur l'employeur de remettre une attestation d'assurance chômage est quérable.
Arrêt de la Cour de Cassation en date du 7 ami 1998, pourvoi n° 97-41.651

" Après avoir relevé qu'un employeur avait remis tardivement l'attestation destinée à l'Assédic au salarié, un Conseil des Prud'hommes, caractérisant ainsi une faute de la part de l'employeur, a valablement constaté l'existence d'un préjudice subi par le salarié, dont il a souverainement apprécié le montant."

Le salarié peut demander en référé la réparation de son préjudice:
Arrêt du 4 juin 1998, pourvoi n° 97-44.159

" Ayant constaté qu'une société s'était acquitée de son obligation de délivrer une attestation Assédic plus de deux mois après la rupture du contrat de travail et qu'en raison de ce retard fautif, le salarié avait subi un préjudice, un conseil des prud'hommes, statuant en référé, a pu décider que le salarié justifiait, au titre de la réparation de ce préjudice, d'une créance non sérieusement contestable et condamner la société à payer à l'intéressé des dommages-intérêts."

Vous n'êts pas obligé de produire des documents concernant ces arrêts de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation, il vous suffit de mentionner que le numéroe de pourvoi et la date de l'arrêt de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation, dans vos conclusions pour justifier vos demandes d'indemnités.

Je vais continuer à chercher et si je trouve des documents concernant des arrêts de la Cour de Cassation qui pourront vous être utiles, j'en ferais des photocopies que je vous remettrais le 13 avril. Je vous rappelle que devant le Conseil des Prud'hommes, la procédure est orale, et que vous pouvez très bien remettre vos conclusions au dernier moment, le Conseil des prud'hommes ne pourra pas les rejetér. Jurisprudence constante de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation en ce sens, parce que la procédure est orale.

Boonne journée

Cordialement
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