Locataire en invalidité face à l'amiante
Gayomy Messages postés 1142 Date d'inscription Statut Membre Dernière intervention -
Bonsoir.
Ma belle-sœur, en invalidité, vivant seule, est locataire d'un 2 pièces dans une cité HLM d'un bailleur social. Voulant installer une simple hotte aspirante au dessus de sa gazinière, elle a fait un courrier au bailleur pour l'informer et savoir si elle avait le droit de faire les 2 trous dans le mur pour la suspendre.
La réponse me semble plus qu'étonnante: On lui INTERDIT de percer quelque trou que ce soit car un rapport d'expert, passé il y a moins d'un an, a mis en évidence la présence d'amiante, sous les plâtres (murs et plafond), et façades, l'information n'a pas été transmise aux locataires.
Le bailleur refuse de faire quelque travaux que ce soit et DEMANDE qu'elle prenne le désamiantage par une entreprise spécialisée, à sa charge!
Est-ce normal?
La rétention de cette information est-elle normale?
Cela signifie-t-il que, n'ayant qu'un SMIC, elle sera obligée de rester dans ce logement, en côtoyant ce risque au quotidien?
Je croyais que cela incombait au propriétaire, qu'il devait fournir un logement salubre et habitable. Quand elle a emménagé, il y a une dizaine d'année, l'amiante était, pourtant, déjà là.
Plusieurs autres locataires sont dans le même cas et ont décidé de passer outre, sans demander.
Oui, mais, elle, elle a déjà demandé...
Merci de me donner votre avis et vos conseils.
- Locataire en invalidité face à l'amiante
- Locataire - Accueil - Actualité juridique et financière
- Un locataire ne rend pas les clés à la fin du bail, le propriétaire réclame un loyer mais finit condamné - Accueil - Actualité juridique et financière
- Une locataire dissuade son propriétaire d'agir contre l'humidité, puis le force à rembourser les loyers en justice - Guide
- Enlever dalle sol amiante soi-même ✓ - Forum Immobilier
- Maison phenix amiante - Forum Immobilier
5 réponses
Bonjour,
Si elle ne fait pas de trous, il n'y a aucun risque, l'amiante n'est pas à l'air libre. Il ne faut pas dramatiser. Le logement n'est ni insalubre ni dangereux tant que personne ne bricole les murs.
Si elle veut faire poser la hotte par une entreprise, celle-ci fera un repérage amiante et prendra les précautions pour le faire sans danger pour les ouvriers ni pour les occupants. C'est obligatoire mais peut rendre l'intervention plus onéreuse.
Mais il ne s'agit en aucun cas du désamiantage (qui coûte des milliers d'euros par m2)
Si une association de locataires existe, elle peut tenter une action de groupe.
.
PS : Son invalidité ne lui donne ni plus ni moins de droits qu'un autre locataire.
Bonsoir,
Effectivement, il est dit que l'amiante ne serait pas dangereux tant qu'il reste intact.
Chaque organisme doit définir sa politique concernant la mise à disposition du dossier technique amiante. Le bailleur doit apporter la preuve de cette mise à disposition.
Voir avec l'ANIL
Cdt
Bonjour,
Si votre belle-soeur veut faire des travaux, oui, elle doit en assumer les coûts. L'amiante est dangereuse quand elle est inhalée sous forme de poudre. La présence d'amiante dans le bâtiment ne rend pas le logement insalubre tant qu'il n'y a pas de risque.
Les autres locataires ont mis leur santé en danger et ont potentiellement inhalé de la poussière d'amiante lors de leurs travaux (ils ont aussi mis en danger les professionnels et pourraient un jour voir leur responsabilité engagée).
Tant qu'elle ne fait pas de trous votre belle-soeur n'est exposée à aucun risque.
Vous n’avez pas trouvé la réponse que vous recherchez ?
Posez votre questionMerci.
Je pensais que c'était au propriétaire de procéder au désamiantage.
Là, il s'agit de 2 chevilles pour suspendre la hotte.
Risque limité, certes, mais risque quand-même.
Je transmets, bonne soirée
Le désamiantage serait à la charge du propriétaire, mais ce n'est pas le sujet.
Tant qu'elle ne fait pas de trou dans le mur, votre belle-sœur ne risque rien. L'installation d'une hotte n'est pas obligatoire. Votre belle-sœur ne peut rien exiger.
Et qu'elle soit invalide est sans incidence pour votre questionnement.