Rupture de période d’essai pendant arrêt maladie

SylvainV -  
 SylvainV -

Bonjour,

Mon copain a été recruté comme vendeur dans une Maison de Mode appartenant à un grand groupe. Le 22 janvier 2026, il a été arrêté par son rhumatologue en raison d’une forte douleur au pied. Les examens ont révélé une fissure qui l’empêche de se déplacer correctement et surtout de rester longtemps debout, ce qui est pourtant une exigence du métier dans les maisons de mode.

Il a été arrêté une première fois jusqu’au 6 février, puis son arrêt a été prolongé jusqu’au 1er mars, et enfin récemment jusqu’au 25 mars.

Aujourd’hui, nous avons reçu une notification de rupture de sa période d’essai avec un préavis de 24 heures.

Nous nous interrogeons donc sur la situation. Est-il possible d’envisager une action devant les prud’hommes pour rupture abusive fondée sur une discrimination liée à l’état de santé ?

Plusieurs éléments nous semblent en effet surprenants. Tout d’abord, pourquoi attendre presque cinq semaines après le premier arrêt pour justifier une rupture au motif qu’il « ne donnait pas entière satisfaction » ?

Par ailleurs, cette maison a lancé il y a environ deux semaines un nouveau recrutement pour cette même boutique. Un ancien collègue lui a également confirmé qu’une nouvelle personne avait été recrutée pour ce poste.

Merci d’avance pour votre éclairage.

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4 réponses

kang74 Messages postés 7348 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention   3 725
 

Bonjour

La période d'essai peut être rompue sans avoir à se justifier .

Si votre mari a travaillé  que 8 jours, le délai de prévenance est de 24h .

Charge à vous donc donc de  contester cette rupture de période d'essai si vous avez des éléments prouvant que cela est du à son état de santé car le seul fait de rompre la période d'essai pendant l'arrêt ne le prouve pas .

De même que le fait de chercher à embaucher quelqu'un quand un employé est absent  ...

Voyez un avocat pour savoir si le jeu en vaut la chandelle ...

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dna.factory Messages postés 19729 Date d'inscription   Statut Modérateur Dernière intervention   13 843
 

Bonjour, 

Admettons. admettons qu'il ne pouvait pas mettre fin à la période d'essai, et qu'ils devaient faire un licenciement pour inaptitude/perturbation du service.

Ils restaient dans la légitimité de licencier. L'indemnité est de 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté. 2% de mois de salaire par mois d'ancienneté. Ramené au prorata, le jour de prévenance (payé) sera supérieur à une éventuelle prime. 

Le fait de prendre la voiture pour aller à la conciliation coutera plus cher que ce que vous pourriez en tirer.

Tout cela évidement en prenant en compte que vous n'êtes même pas sur d'avoir gain de cause. 


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SylvainV
 

Merci Kang pour votre réponse.

En effet, rien ne permet de le prouver formellement. Néanmoins, cela nous surprend au regard de la temporalité des faits ainsi que des appréciations très positives qu’il a toujours reçues de la part de ses précédents employeurs.

Nous avons également reçu un appel de la responsable le jour de l’arrêt, dont le ton était assez...menaçant. Malheureusement, nous n’avons rien enregistré.

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SylvainV
 

Merci DNA Factory pour votre réponse.

Nous avons découvert hier, dans les messages transmis à l’équipe le 18 février, le planning du mois de mars. Mon mari y figurait toujours dans les effectifs prévus pour ce mois. Cela nous interroge : comment une personne qui, selon l’employeur, « ne donnait pas entière satisfaction » dès le 22 janvier soit près d’un mois auparavant peut-elle être planifiée dans l’équipe pour le mois suivant ?

Nous nous interrogeons également sur la temporalité de la rupture : la lettre mettant fin à la période d’essai a été rédigée seulement quatre jours ouvrés après la transmission du dernier arrêt de travail. L’enchaînement des événements peut donc sembler assez étrange.

Par ailleurs, il s’agit d’une personne très investie dans son travail, qui a toujours reçu d’excellentes appréciations de la part de ses précédents managers. Il avait d’ailleurs démissionné de son poste précédent en décembre pour rejoindre cette nouvelle entreprise. Aujourd’hui, il se retrouve dans une situation très compliquée, sans emploi et sans droit au chômage car il a démissionné de son ancien emploi pour rejoindre cette entreprise. 

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