Héritage beau-fils

Bonjour,

Mon père a 92 ans. Ma belle-mère est plus jeune. Elle m'a élevé mais en cas de succession, je suis un étranger. Comment échapper à la taxation de 60% ?

5 réponses

  1. Bonjour,

    J'ai 72 ans. Je suis fils unique. Mon père, 92 ans, a divorcé de ma mère (aujourd'hui décédée) pendant la guerre. Il s'est remarié avec ma belle-mère en 1947.
    Si mon père vient à décéder, comment se répartit l'héritage ? Ma belle-mère et moi héritons-nous de 50% chacun et quel abattement puis-je déduire ? Quels seront les frais à payer ?
    Si ma belle-mère décède après, puis-je encore prétendre déduire un abattement ? Et quels sont les frais ?
    Le patrimoine estimé de mes parents sont de l'ordre de 500.000 euros.
    Merci de votre participation.
    0
    1. Bonjour,
      En présence d'enfant(s) d'un premier lit, le conjoint survivant recueille 1/4 de la succession en pleine propriété. Toutefois, une donation entre époux peut modifier les choses en permettant au survivant de choisir entre :
      - L'intégralité de la quotité disponible (dans votre cas 50 %) ;
      - La totalité de la succession en usufruit ;
      - Ou 1/4 en pleine propriété et les 3/4 en usufruit.

      Attention : vous n'êtes pas héritier de votre belle-mère. A vous lire, il ne semble pas qu'elle ait d'enfant mais peut-être un de ses parents est encore en vie, y a-t'il des frères, soeurs, neveux ou nièces voire des cousin(e)s jusqu'au 6ème degré. Tous ceux-là passent avant vous dans la succession.
      Donc, testament, assurance-vie (mais l'abattement non taxable passe de 152 500 € à 30 500 € si votre belle-mère a plus de 70 ans)... Là il vaut mieux consulter un notaire.

      S'agissant des droits de succession, vous parlez d'un patrimoine de 500 000 € en communauté donc l'assiette de calcul des droits portera sur la moitié pour l'une comme pour l'autre succession :
      https://droit-finances.commentcamarche.com/impots/guide-impots/2745-droits-de-succession-2022-bareme-calcul-et-taux/
      A cela s'ajoutent les "frais de notaire", entre 5 et 7 % de la succession.
      Cordialement.
      0
      1. Merci pour cet éclairage, Berna65. En effet, je savais que mon "cas" n"était pas évident, mais là, je mesure vraiment que le notaire est indispensable, alors que ma belle-mère me considère comme son fils, mais que je ne le suis pas au regard de la loi. Nous allons faire le nécessaire pour l'adoption.
        Encore merci pour votre concours.
        0