Base prise de calcul de l'impôt sur la plus value vente immo

KaMa -  
Paul_Le_Comptable Messages postés 9 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention   -

Madame, Monsieur, bonjour,

Je me permets de me tourver vers vous concernant une question relative au montant pris en considération pour calculer l’impôt sur la plus value dans le cadre de la vente d’un bien pour des amis.

Je vous expose le cas d’une mère avec 3 enfants qui est en train de vendre un bien pour la somme de 55 000 euros.

La mère de famille sera bénéficiaire de 20% de la somme par rapport à son âge, soit 11000 euros, et pour ce qui concerne les enfants, 80% divisé par 3, soit 14 667 euros.

Pour calculer la plus value, il est dit qu’il convient de prendre comme base de calcul le montant perçu par chaque bénéficiaire afin de lui calculer sa plus value.

Or, sur le formulaire n°2048-IMM (Cerfa 12359), le notaire a saisi la somme 5500 euros dans la ligne 10 comme base de calcul, montant qui n’a rien à voir avec les 14 667 euros (2/3 de moins) sur lequel il était censé se baser, alors que pour calculer la plus value de la mère de famille, il est bien parti de la somme de 11 000 euros.

Il leur est arrivée le même chose il y a quelques années avec un autre notaire : un bien vendu 142 000 euros avec 30% pour l’usufruitière car moins de 80 ans, et 70% pour les enfants, soit 33 133 euros chacun. Le notaire avait saisi une somme égale à 12 425 euros pour calculer la plus value alors que le montant à prendre en considération était 33 133 euros.

Pourriez-vous m’apporter votre éclairage à ce sujet s’il vous plait ?

Je vous remercie par avance

Cordialement

5 réponses

  1. alicia2
     

    Bonjour

    Le calcul de la base taxable doit inclure la part de chacun au jour de la vente, déduction faite du prix d'acquisition, de certains frais et des abattements pour durée de détention.

    simulateur ici (copiez le lien)

    https://paris.notaires.fr/fr/outils-et-services/calcul-des-plus-values

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  2. Gayomy Messages postés 1682 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention   976
     

    Et vos amis n'ont pas demandé directement au notaire ?

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    1. alicia2
       

      C'est vrai que le notaire doit être capable d'expliquer son propre calcul !

      Spoiler alert : il ne mord pas !

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  3. Roududou22
     

    Le prix de cession appréhendé par chacun des propriétaires étant inférieur à 15.000Euros, les plus values sont totalement exonérées.

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  4. KaMa
     

    Bonjour,

    Je vous remercie pour votre retour.

    Est-ce que comprends que la réglementation a changé ?

    Je ne connais pas cet article de loi : pouvez-vous me transmettre les références s'il vous plait afin que je puisse argumenter ?

    Je vous remercie

    Cordialement

    0
    1. Gayomy Messages postés 1682 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention   976
       

      Voir ici

      Et pas de modification récente. 

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  6. Paul_Le_Comptable Messages postés 9 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention   1
     

    Bonjour,

    Vous demandez les références pour pouvoir argumenter. Les voici — en vous prévenant tout de suite qu'elles ne vont pas toutes dans le sens espéré.

    Sur l'exonération des 15 000 € d'abord. Le texte est l'article 150 U, II-6° du code général des impôts, et les règles d'appréciation du seuil figurent au BOI-RFPI-PVI-10-40-70. Le principe posé au § 10 : le seuil s'apprécie bien par bien, en tenant compte de la valeur en pleine propriété.

    En indivision simple, le seuil s'apprécie effectivement quote-part par quote-part, indépendamment de la valeur totale du bien (§ 20). C'est la règle qu'on vous a citée, et elle existe bien.

    Mais votre situation n'est pas une indivision simple, c'est un démembrement. Et le fil commun des § 30 à § 50 est constant : le seuil se mesure toujours en pleine propriété, jamais sur la valeur du droit démembré. Le § 30 vise le bien démembré dont l'usufruit et la nue-propriété sont cédés et retient « la valeur en pleine propriété de l'immeuble cédé », que les droits soient cédés isolément ou conjointement. Le § 50 vise le droit démembré détenu en indivision et retient « chaque quote-part indivise en pleine propriété ».

    Dans les deux lectures, vous êtes au-dessus : 55 000 € pour l'immeuble entier, ou 18 333 € pour la quote-part d'un enfant exprimée en pleine propriété. L'exonération ne s'applique pas. C'est très probablement pour cela que le notaire ne l'a pas retenue.

    Sur la ligne 10 maintenant. C'est bien la case « prix de cession », et le montant à y porter est le prix réel stipulé à l'acte pour le droit cédé. Votre lecture est donc juste dans son principe.

    Ce qui est frappant, c'est que vos deux dossiers donnent exactement la même proportion. 5 500 sur 14 667, et 12 425 sur 33 133 : trois huitièmes dans les deux cas, à l'euro près. Une erreur ne se reproduit pas au même coefficient à plusieurs années d'écart et avec un autre notaire. Cela veut dire qu'une méthode a été appliquée, pas qu'un chiffre a été mal recopié.

    C'est donc la question à poser, et elle peut être précise : sur quelle base la ligne 10 a-t-elle été déterminée, puisqu'elle représente les trois huitièmes de la quote-part revenant à chaque enfant ? Demandez le détail du calcul par écrit. Un notaire doit pouvoir justifier le chiffre qu'il porte sur une déclaration signée au nom de ses clients.

    Et si le calcul se révèle erroné, la voie est la réclamation auprès du service des impôts, ouverte jusqu'au 31 décembre de l'année suivant la mise en recouvrement.

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