Relation prof eleve

Signaler
Messages postés
1
Date d'inscription
samedi 30 janvier 2021
Statut
Membre
Dernière intervention
30 janvier 2021
-
Messages postés
34
Date d'inscription
lundi 25 juin 2007
Statut
Membre
Dernière intervention
22 février 2021
-
Bonjour,

une de mes amie a dit à un prof du lycée qu'elle l'aimais mais il ne lui parle plus est-ce que c'est normal?

merci pour votre réponse

5 réponses

Une élève n'a pas a faire ce genre de déclaration a un prof
Il a parfaitement raison de ne plus lui parler..il risque son emploi
Que votre amie aille draguer ailleurs et fiche la paix a cet homme
Messages postés
4775
Date d'inscription
dimanche 9 février 2020
Statut
Membre
Dernière intervention
1 mars 2021
1 472
Il a raison, il se protège..
Messages postés
34
Date d'inscription
lundi 25 juin 2007
Statut
Membre
Dernière intervention
22 février 2021
2
Tout d'abord quelques précisions, je ne vois pas ce que le terme pédophile vient faire s'agissant de relations entre lycéens et profs. Au lycée on est réputé avoir atteint l'âge de la majorité sexuelle sauf rares cas de surdoué.es. Toujours est-il qu'il s'agit d'un site de droit et pas un site de moralité commune. La personne ne vient pas se confier sur un doctissimo ou mademoiselle mais sur un site de droit, donc veut une réponse de nature juridique.

ensuite comme souligné plus haut, les écarts d'âge entre un prof fraîchement titularisé et un.e adolescent.e en terminale peuvent être assez faibles, et pas incompatible avec une relation amoureuse, même au sens moral du terme.

la question est de savoir si c'est SON prof ou UN prof.
Si c'est son prof, alors il y a clairement un risque plus élevé pour le prof, car la relation peut être entachée du conflit d'intérêt au niveau de l'évaluation et de l'obtention des examens. La même question se pose en tant que prof de fac, avec plus de risque encore, car le prof de fac est directement responsable de l'évaluation de son élève alors que le prof de lycée est en charge du contrôle continu mais ne fait pas partie du jury pour le bac.

donc effectivement il peut y avoir un problème pour le prof en cas de soupçon de favoritisme. Il y a également la question de la direction de l'établissement qui peut pratiquer un réglement implicite, avec condamnation de l'enseignant sur le plan professionnel, en particulier s'il s'agit d'un établissement privé, et à plus forte raison pour les établissements hors contrat.

ensuite, même si l'élève n'est pas dans la classe du prof, on peut imaginer qu'il le devienne l'année suivante, donc on peut anticiper un conflit d'intérêt potentiel dans le futur.

l'ascendant que le prof exerce sur son élève est de nature à vicier le consentement de l'élève. Pour ces raisons les relations prof-élève sont interdites au sens administratif du terme mais pas au sens juridique du terme. Par contre la relation prof élève est un facteur aggravant si jamais l'élève considère qu'il y a eu viol ou agression de la part du prof.

en l'absence de relation d'autorité directe entre un prof et un élève, la relation est moins entachée de soupçon de favoritisme d'une part ou de chantage de l'autre. Par contre les sanctions administratives peuvent toujours s'appliquer à l'encontre du prof.

Pour en revenir au sujet, le professeur a préféré ne pas donner suite par principe de précaution. Il était peut être intéressé (ou pas) mais en tout état de cause, la prudence lui a intimé de ne pas donner suite à la relation. Quant au fait d'être plus distant qu'à l'accoutumée, cela n'appartient qu'au professeur et à sa personnalité soit timide, craintif, etc... soit justement s'estimant capable de succomber et donc préférant mettre de la distance


--
Messages postés
37858
Date d'inscription
mercredi 5 novembre 2003
Statut
Modérateur
Dernière intervention
1 mars 2021
2 943
mais pas au sens juridique du terme.     


Si l'élève est mineur, c'est bien interdit par le code pénal :

Article 227-27

Les atteintes sexuelles sans violence, contrainte, menace ni surprise sur un mineur âgé de plus de quinze ans sont punies de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende :

1° Lorsqu'elles sont commises par un ascendant ou par toute autre personne ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait ;

2° Lorsqu'elles sont commises par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions.


Un professeur étant bien une personne ayant une autorité sur le mineur (même si ça n'est pas son prof), c'est condamnable.
Messages postés
34
Date d'inscription
lundi 25 juin 2007
Statut
Membre
Dernière intervention
22 février 2021
2
D'accord, effectivement cela complexifie le sujet, et c'est pourquoi j'interrogeais sur le fait de savoir s'il s'agissait d'UN professeur ou de SON professeur. Le rapport d'autorité avec un professeur éloigné étant ténu, je ne sais pas si cela tombe sous le coup de la loi. Par ailleurs les élèves au lycée peuvent également être majeurs (en terminale ou lycéens). Toujours est-il que la question du conflit d'intérêt fait que les réglements administratifs et intérieurs prévoient sans doute des règles plus strictes.

pour résumer, si l'élève est mineur et qu'il s'agit de son professeur, la relation est interdite.
s'il ne s'agit pas de son professeur, ou que l'élève est majeur, alors la relation n'est pas constitutive d'une atteinte sexuelle mais tombe sous le coup de réglementation para-légales (règles de l'Education Nationale et de l'établissement), et le professeur risque donc des sanctions de nature professionnelle.

après selon toi la relation d'autorité est existante de la simple qualité de professeur. Mais à supposer donc qu'il s'agisse d'un professeur du même établissement ? J'ai plutôt le sentiment que les prérogatives du professeur sont strictement limitées à sa salle de cours, et qu'il ne fait pas partie du personnel d'encadrement. Bien sûr, on peut imaginer qu'un professeur soit fondé à faire une réflexion à un élève en dehors du cadre d'un cours, dans le cadre de la vie pédagogique. J'avoue que sur ces questions là, il faudrait imaginer ce que considère la jurisprudence, mais j'ai tendance à penser que ce sont avant tout des sanctions administratives que risque le professeur.
--
Messages postés
37858
Date d'inscription
mercredi 5 novembre 2003
Statut
Modérateur
Dernière intervention
1 mars 2021
2 943
Mais à supposer donc qu'il s'agisse d'un professeur du même établissement ?    


Pour moi, oui. Un professeur du même établissement à quand même une relation d'autorité. Exemple parmi d'autre, il peut sanctionner un élève qui n'est pas de sa classe parce qu'il chahute dans les couloirs.

J'ai plutôt le sentiment que les prérogatives du professeur sont strictement limitées à sa salle de cours,


Justement, non.
Messages postés
34
Date d'inscription
lundi 25 juin 2007
Statut
Membre
Dernière intervention
22 février 2021
2
et un professeur d'un autre établissement ?
il doit quand même y avoir une gradation entre le professeur principal et par exemple un professeur d'une autre filière dans un lycée de 1400 élèves
faire une réflexion à un élève au hasard d'un couloir pour un chahut c'est pas la même emprise potentielle qu'un élève dont on peut d'une certaine façon influencer sur le destin
il me semble que la réponse intéressante serait de nature administrative plus que légale
--