Animatrice EHPAD - Bourn out imaginaire ? [Résolu]

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jeudi 20 septembre 2012
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2 juin 2020
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 rirififiloulou_6154 -
Bonjour à tous :)

Je suis animatrice sociale dans un ehpad depuis bientôt 4 ans. (j'ai débuté en 2016 avec un service civique de 8 mois, s'en est suivis une embauche, après le départ de ma tutrice) J'occupe depuis lors, un 26h/sem.

J'ai, déjà à cette période-là, eu quelques accrochages avec la cadre hotellière, qui est très autoritaire. J’ai, depuis ma prise de poste en 2017 jusqu’à fin 2019 eu 4 sanctions disciplinaires, toutes écrite par la cadre, et validé par la Directrice générale. (je n’avais même pas le droit de donner ma version des faits avant délibération ou autre).

Fin 2018 et tout 2019, j’étais en formation en alternance, pour valider mon diplôme d’état du BPJEPS AS. J’étais deux semaines sur mon lieu de travail, et deux semaines au centre de formation. C’est à ce moment que tout est partis en vrille selon moi. Etant à 26h/sem, ma formation était elle à 35h/sem, j’ai donc récupéré les heures faite en trop, du coup, dans mes deux semaines sur mon lieu de travail, j’avais un jour de moins. A l’époque la directrice adj me faisait confiance, et me laissais gérer mon planning comme je voulais, du moment que j’étais honnête et dans les règles. C’étais également elle mon copilote de formation, qui m’aidais avec le mémoire etc. Mais cette directrice à démissionné, il y a donc eu une remplaçante, qui n’a pas eu de temps à m’accorder Pas grave, car elle ne convenait pas au poste. Une autre directrice adj est arrivée

Au début, elle prenait du temps pour moi, pour savoir comment je m’organisais, comment étais les activités, comment je gérais l’équipe de 16 bénévoles, les partenariats, le budgets, etc Normal quoi. Mais elle s’est rapidement lié d’amitié avec la cadre hotellière, puis avec la cadre infirmière. Elle a commencé à me restreindre : je ne gère plus mes heures, je ne gère plus la fréquence de mes activités, on m’impose un rythme, un quota, je n’ai plus le droit de participer aux réunion de direction (Codir/Copil) et elle me serre la vis de plus en plus.

Aujourd’hui, j’en suis arrivé à un point ou mon métier me dégoute.

Car depuis le Covid-19, mes heures de travails ont changé deux fois, sans mon accord (elles ont le droit, mais j’estime avoir mon mot à dire), je trouve ce planning pas logique, et pas pratique ni pour moi, ni pour les résidents de l’ehpad.

Les protocoles concernant les animations collectives n’existaient pas encore, donc je devais me débrouiller avec le peu d’info que l’ARS nous donnaient. J’ai débuté un planning d’appels visios avec les familles. Donc de 9h30 à 17h, par tranche de 30 min/résidents, je ne faisais que des visios de mes journées. Je recevais des plaintes des cadres car je n’en faisais pas assez J’ai donc réduit le temps de 30 à 15 min par résidents. Mais ce n’étais toujours pas bon selon eux. Je devais faire plus de visios, mais aussi sortir individuellement des résidents. C’est impossible, et je leurs ai éxpliqué. Je n’ai pas supporté la pression, et j’ai mis un mois d’arrêt maladie C’est lâche, j’aime pas profiter du système. Mais je faisais des cauchemars la nuits, je rêvais des visios, appels, sorties que je devais faire, je rêvais de réunion d’équipe, je me rongeais les ongles et la peaux autour, j’étais irritable, en fin de poste j’ai même pleuré dans ma voiture J’ai pris un mois d’arrêt maladie, je débutais un burn out.

J’ai repris le travail depuis maintenant 3 semaines. C’est un enfer. J’ai clairement l’impression de payer mon mois d’absence. Je n’ai plus aucun pouvoir décisionnel, je dois suivre un programme à la lettre, et noter par tranche de 10 minutes les tâche que j’effectue dans ma journée. Depuis ma reprise, chaques jours je reçois des reproches, des demandes de compte par mails avec les cadres en copies ou la directrice générale. Depuis trois semaines, il n’y à pas un seul jour ou j’ai pu faire mon travail tranquillement. Chaque jours je dois me justifier, et mes justifications ne sont pas valables selon eux.

Que puis-je faire ? En sachant que les syndicats et les référents qualités de vie au travail sont les plus gros fouteurs de merde de l’établissement. (fraude au diplôme, maltraitance, mais toujours en poste)

Je ne sais plus si je suis une animatrice de merde, une personne minable qui mérite d’être réprimandée, ou si eux vont trop loin dans leur acharnement. Mais je sais que je ne teindrais pas jusqu’à la fin de la semaine.

Je n’ais que 23 ans, je suis trop jeune pour faire un burn out.

1 réponse


bonjour,

un forum d'information juridique se prête plutôt aux questions précises appelant une réponse simple, pas à l'analyse de cas complexes.
Avez vous consulté votre médecin traitant avant de reprendre le travail ? Si ce n'est pas le cas, il est urgent que vous fassiez avec lui un nouveau point sur votre état de santé.
je vous suggère de faire le point sur votre situation en contactant le service renseignements de la DIRECCTE de votre département au 0 806 000 126. Ils vous présenteront les différentes solutions (il y en a) pour résoudre votre problème. la seule chose certaine est que vous ne ferez rien de bon tant que vous n'aurez pas recouvré un état de santé et une lucidité propices à la prise de décisions pertinentes. A la lecture de votre mail, vous semblez pour le moment avoir plus besoin d'un médecin que d'un juriste...

bon courage
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