Statut de la copropriété : loi et obligation

Statut de la copropriété : loi et obligation Le statut de la copropriété est défini par la loi. Les règles légales à connaître, notamment en matière d'immatriculation.

Que contient la loi du 10 juillet 1965 ?

Le statut de la copropriété est défini par les dispositions de la loi du 10 juillet 1965. La quasi-totalité des appartements situés en immeuble collectif sont soumis au statut de la copropriété. Ce statut implique pour les copropriétaires un certain nombre de droits et de devoirs. Il ne concerne que les immeubles achevés et ne s'applique donc pas pendant la période de construction.

Chaque copropriété est divisée en lots comportant chacun une partie privative et une quote-part de parties communes. Le statut de la copropriété doit s'appliquer à tous les lots (y compris ceux qui ne sont pas encore construits), dès lors qu'un bâtiment est achevé. Les propriétaires de lots « transitoires » doivent donc payer leur quote-part de charges même si tous les immeubles ne sont pas encore totalement achevés (Cour de cassation, arrêt du 30/6/98).

Quels sont les immeubles sans copropriété ?

Le statut de la copropriété ne s'applique pas aux immeubles qui ne comptent que des parties privatives ou que des parties communes. La définition des parties privatives et des parties communes est fixée par le règlement de copropriété. A défaut, elle est définie par les dispositions de la loi du 10 juillet 1965.

L'immeuble doit être divisé en lots de propriété entre au moins deux personnes. Ce qui exclut les immeubles en indivision ou ceux qui font l'objet d'un simple droit de jouissance. Les ensembles immobiliers plus importants peuvent adopter un mode de fonctionnement différent de celui de la copropriété.

D'après l'article 1er de la loi du 10 juillet 1965, il s'agit des « ensembles immobiliers qui, outre des terrains, des aménagements et des services communs, comportent des parcelles, bâties ou non, faisant l'objet de droits de propriété privatifs ». Exemple : un groupe de plusieurs immeubles, dont un appartenant à un même propriétaire qui bénéficie d'infrastructures communes (piscine, cantine, etc.).

Qu'est-ce que le registre national d'immatriculation ?

La loi Alur prévoit que tous les syndicats de copropriété doivent figurer sur un registre national d'immatriculation. La mise en place de ce répertoire vise, pour l'Etat, à disposer de meilleures informations sur l'état des copropriétés et prévenir leurs dysfonctionnements. Le registre contient certaines informations essentielles sur les copropriétés : montant de leur budget, leur nombre de lots, l'existence d'éventuels impayés... Le registre fait aussi figure d'annuaire des copropriétés, une partie des informations (date de création, nombre de lots...) pouvant être consultée par tous.

Qui doit déclarer une copropriété ?

Les copropriétaires doivent faire appel au syndic pour accomplir la déclaration. Mais un administrateur (en l'absence de syndic), un mandataire ad hoc (si la copropriété est en difficultés) ou un notaire peuvent également accomplir cette formalité.

La déclaration se fait entièrement en ligne sur le site du registre national d'immatriculation des copropriétés. Le télédéclarant mandaté doit y ouvrir un compte et remplir plusieurs formulaires en ligne. Une fois ces formalités accomplies, le syndicat de copropriété se voit attribuer un numéro d'immatriculation.

Quelles informations faut-il fournir ?

Les informations à fournir contiennent naturellement les renseignements relatifs à l'identification du syndicat des copropriétés : nom, adresse, date de création, nombre et natures des lots de copropriété et, éventuellement, le nom du syndic lorsqu'il en existe un.

Différentes informations sont aussi demandées afin de prévenir d'éventuels défauts ou dysfonctionnements. Elles portent notamment sur les difficultés éventuellement rencontrées par le syndicat : si ce dernier fait l'objet d'une administration provisoire ou d'un plan de sauvegarde, cela doit être mentionné. Des risques comme l'insalubrité, l'exposition au plomb ou à l'amiante, ou les défauts d'un équipement collectif présentant un risque sérieux pour les sécurités des occupants de l'immeubles doivent également être indiqués.

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Les renseignements demandés portent également sur les données essentielles relatives à l'immeuble (année de construction, nombre d'ascenseurs, nature du chauffage...) ou à la gestion et aux comptes du syndicat de copropriétaires. Les données portant sur la gestion et les comptes du syndicat doivent être mises à jour une fois par an, dans le délai de 2 mois qui suit l'assemblée générale de copropriété où ont été approuvé les comptes de l'exercice clos.