Décès du nu-propriétaire logé gratuitement, commodat

Bonjour à vous,

Un appartement est prêté à titre gratuit (sans contrat écrit) au nu-propriétaire (l'enfant E1) par l'usufruitière (le parent).
Le motif étant des difficultés personnelles de l'enfant E1.
Contre l'ordre naturel des choses, l'enfant décède en laissant un héritier H2, devenant lui-même nu-propriétaire du bien. L'usufruitière restant le parent.

--> Comment l'usufruitière peut-elle récupérer la jouissance de son bien auprès de H2, ceci dans un délai raisonnable?

Peut-on évoquer un prêt à usage, dont l'enfant E1, l'emprunteur, serait Intuitu Personae?

1 réponse

  1. Bonjour. on ne peut pas parler vraiment d'intuitu personae dans les relations entre parent et enfant.
    Cependant si le commodat n'a été accordé qu'en considération de l'emprunteur et à lui personnellement, ses héritiers ne peuvent continuer à jouir de la chose prêtée.En l'absence d'accord amiable, ce point ^relève de l'appréciation souveraine du juge du fond.Tout cela est une question de preuves , parfois très difficiles à rapporter.
    1. Merci pour votre réponse.
      Dans l'hypothèse où l'appréciation souveraine du juge du fond serait défavorable à la plaignante:
      Puisque le prêt était à durée indéterminée, il resterait éventuellement la possibilité de restitution de la chose, avec résiliation du contrat dans un délai de préavis raisonnable...??
    2. Par ailleurs,
      L'âge avancé (> 80 ans) et l'état de santé fragile de l'usufruitière prêteuse, en corrélation avec le décès de l'emprunteur, pourraient-il motiver le besoin pressant et imprévu du prêteur de recouvrer la jouissance de son bien? Ce qui éviterait de transformer ce prêt en donation déguisée...
    3. Voici un lien qui devrait intéresser les passionnés, et qui épouse parfaitement le sujet, c'est-à-dire le commodat sans terme et le moyen d'y mettre fin:
      http://actu.dalloz-etudiant.fr/fileadmin/actualites/pdfs/Noblot_D2004.pdf