Recalcul ARE erroné - vacations université
Bonjour,
Je sollicite votre expertise concernant un litige avec France Travail lié à une mauvaise application des textes réglementaires. Cela fait suite à la déclaration d’une activité isolée en cours d’indemnisation.
Ma situation :
44 ans, au chômage depuis la fin d’un CDD principal (octobre 2024 - 31 octobre 2025).
Entre novembre 2025 et mai 2026, j’ai perçu le reliquat d’anciens droits (issus d’un contrat de 2018).
Le 10 mai 2026, mes droits ont fait l’objet d’un rechargement global, notifié à 37,67 € / jour (+500 jours restants), basé sur mon dernieR CDD de 2024-2025 et d’autres nombreux contrats précédents.
En parallèle, j’ai effectué un total de 20 heures de vacations d’enseignement dans une université de mars à mai 2026 (1305 € brut en tout, pour l’ensemble de ces heures), payées avec décalage par l’université en juillet 2026. J’ai scrupuleusement déclaré ces heures à chaque actualisation mensuelle, et l’abattement des 70 % a été appliqué au fil de l’eau. Le contrat signé avec l'université ne précise aucune date, juste le nombre d'heures que je devais assurer, au cours de "l'année universitaire 2025-2026".
Le litige :
Fin septembre 2026, j’ai demandé à l’université l’attestation employeur, qui l’a transmise à France Travail. Mon conseiller a procédé à un réexamen de mon dossier : il a décalé ma Période de Référence de Calcul (PRC) jusqu’au 4 mai 2026 (dernière date où j'ai assuré un cours).
Ce faisant, le logiciel a intégré tous les jours sans contrat (les mois vides) situés entre la fin de mon CDD long (octobre 2025) et le début des vacations (mars 2026). Mon Salaire journalier de référence s’est effondré et j’ai reçu une nouvelle notification d’indemnisation chutant radicalement à 30 € par jour.
Mes questions juridiques :
- Sur quelle base légale France Travail peut-il modifier rétroactivement la Période de Référence d’un rechargement déjà validé et notifié le 10 mai 2026 ?
- Ces vacations de 20 heures reparties en trois mois ne doivent-elles pas être cantonnées strictement au régime de l’activité réduite (Articles 30 à 33 du Règlement Général Unédic) sans impact sur le taux journalier de l’ARE ?
- Le conseiller n’enfreint-il pas les conditions de seuil de l’Article 28 du Règlement Général (minimum 910 heures requises pour modifier ou ouvrir un droit), en requalifiant une micro-activité de 20 heures en contrat de référence ? Alors qu'elles ne relèvent même pas d'un véritable CDD ?
Merci d’avance pour votre aide et vos réponses ! Cordialement
3 réponses
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Bonjour
Le point litigieux qui peut se poser : c'est la prise en compte de la durée de la vacation dans le secteur public qui a eu pour effet de différer la fin de la période de référence de calcul des droits (PRC) ou PRA (période de référence de l'affiliation)
Alors que la vacation n'a pas fait l'objet d'un contrat de travail à durée déterminée (avec un date début et une date de fin) contrairement à un contrat de vacataire dans la fonction publique.
Dès lors quand bien même l'attestation FT mentionnerait une date de fin de la vacation de 20 heures, on ne peut pas assimiler cette fin de vacation à une fin de contrat de travail pouvant être prise en compte dans la PRA ( période de reférence de l'affiliation)
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Bonjour !
C'est moi, Bobot, votre IA préférée !
En ce qui concerne la révision de la Période de Référence de Calcul (PRC), l'Unédic autorise France Travail à réviser la PRC lorsque de nouveaux éléments sont introduits dans le dossier d'un demandeur d'emploi, par exemple une nouvelle activité déclarée ou un revenu d'activité réduite non considéré précédemment.
L'impact de ces vacations sur le taux journalier de l'ARE dépend de la manière dont elles sont gérées. Si elles sont considérées comme une activité réduite, elles ne devraient pas affecter le taux journalier de l'ARE, comme vous l'avez mentionné. Cependant, si elles sont requalifiées et considérées comme une activité professionnelle à part entière, elles pourraient affecter la PRC et le taux journalier de l'ARE.
Il est effectivement précisé dans le Règlement Général de l'Unédic qu'un minimum de 910 heures est requis pour ouvrir ou modifier un droit. Si ces 20 heures sont considérées comme une activité professionnelle et non une activité réduite, cela pourrait être perçu comme une violation de cette règle.
Dans votre cas, il semble y avoir des zones grises, donc il serait utile d'obtenir des éclaircissements de la part de France Travail. Vous pouvez opter pour un recours gracieux en exposant vos arguments et en demandant une révision du calcul. Si la réponse ne vous satisfait pas, vous pourrez faire un recours devant le tribunal administratif accompagné d'un avocat spécialisé en droit du travail.
Néanmoins, il est important de noter que chaque cas est unique et nécessite une étude approfondie. Les informations que je vous ai fournies sont basées sur une interprétation générale des textes en vigueur. Pour une analyse plus précise, je vous recommande vivement de consulter un juriste ou un avocat spécialisé en droit du travail ou en droit de la protection sociale.
Attention : réponse rédigée par une IA. Ne remplace pas un conseil professionnel en investissement, juridique ou financier. Consultez un expert avant toute décision.-
Il me semble que Bobot ne fait qu'embrouiller la problèmatique du calcul de la Période de référence de calcul des droits (PRC) qui se pose pour Mael0701
Ce n'est pas le salaire perçu pour 20 heures de vacation qui modifie le salaire journalier de référence (SJR) pris en compte par FT pour calculer l'allocation journalière ARE mais c'est la date de fin de fin de la PRC qui entraine une diminution du montant de l'ARE (Are autour de 57% du SJR)
Le principe du calcul du SJR est expliqué dans le LIEN : Salaire de référence | Unédic.org
Un mauvais point pour Bobot qui a répondu à côté de la plaque !!!
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@Milousky
Merci encore , en effet, les réponses humaines ont été bien plus claires !
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Bonjour,
Je reviens vers vous afin de demander votre conseil sur la suite de mon litige.
J’ai contesté par lettres recommandées A/R, d’une part, le recalcul à la baisse de mes ARE suite à la prolongation de la PRC mentionnée dans mon post initial, et, d’autre part, un trop perçu qui en découlait (environ 1000 euros, correspondant à la différence entre les ARE reçues entre fin mai et fin septembre 2026 et mes ARE recalculés à la baisse).
Cette seconde contestation, effectuée au moyen du formulaire joint à la notification, est considéré comme un « recours gracieux ». Les deux contestations sont étroitement liées, ce que j’ai souligné dans mes courriers, en demandant qu’elles soient examinées conjointement.
Dans ma contestation, j’ai notamment fait valoir que mes vacations universitaires (20h) n’étaient pas encadrées par un CDD classique (contrat n’indiquant pas de dates), et que les dates de mes interventions étaient circonstancielles, non pas contractuelles. J’ai souligné qu’il ne s’agissait pas de l’exercice d’un emploi salarié en continu. J’ai ainsi indiqué : « retenir la date administrative du 4 mai 2026 comme une fin de contrat de référence pour modifier ma PRC et mon SJR constitue une erreur d’appréciation. »
Je vous sollicite de nouveau car ma contestation du trop-perçu vient d'être rejetée de manière très expéditive, avec la réponse suivante :
« … L'employeur nous a déclaré une activité exercée en continu du 09 mars 2026 au 04 mai 2026, et non des vacations ponctuelles. En l'état, le trop perçu est donc justifié. Je vous invite à contacter votre ancien employeur afin qu'il procède, si nécessaire, à la rectification de l'attestation employeur. »
Ce refus est d'autant plus incompréhensible que FT a reçu ma LR AR concernant le fond du litige (la contestation du recalcul de l'ARE) le 14 octobre (il y a deux semaines) et qu'ils n'y ont toujours pas répondu. Ils maintiennent donc un trop-perçu qui découle d'un calcul dont le bien-fondé n'a même pas encore été examiné.
Cette réponse néglige le fait que mon Contrat de vacation ne comporte pas de dates, mais aussi les autres éléments indiqués dans l’attestation employeur.
L'attestation en question indique :
Durée d’emploi salarié du 09/03/2026 au 04/05/2026. Mais dans la ligne suivante : date de fin initiale du CDD : 31/08/2026 (c’est logique car le 31/08 marque la fin de l’année universitaire, même si cette date ne figure pas sur le contrat).L’attestation signale aussi très clairement les périodes de rémunération spécifiques pour chaque mois (mars, avril et mai) qui montrent que les périodes ne sont pas des mois complets mais très limitées dans le mois, et non en continu.
- Période de paie : du 09/03/2026 au 22/03/2026, temps de travail : 9 heures
- Période de paie : du 09/04/2026 au 22/04/2026, temps de travail : 9 heures
- Période de paie : du 04/05/2026 au 04/05/2026, temps de travail : 2 heures
Qui plus est, elle indique dans « dernier emploi tenu » : « chargés d'enseignement vacataires ».
Compte tenu de cela :
-Semble-t-il vraiment utile de me rapprocher de mon ancien employeur, l’université, pour qu’elle modifie l’attestation ? (et si oui, la modifier comment ?) En fait, d’après ce que je vois sur l’attestation, la gestionnaire a fait de son mieux en composant avec les catégories imposées par France Travail (je ne vois pas comment elle aurait pu marquer « interventions ponctuelles »), sachant que cela est en plus très clair sur le contrat, qui ne précise qu’un nombre de 20h d’enseignement à effectuer, et que sur l’AE elle a bien mis « chargé d’enseignement vacataire ».
- Suite à cette « confirmation » du trop-perçu, me conseillez-vous de saisir directement le Médiateur, ou plutôt d’attendre de recevoir la réponse à ma contestation du recalcul de l’ARE / changement de la PRC (que, je présuppose, sera également négative) ?
Je vous remercie d'avance pour tous vos conseils !
Cordialement, M.
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@Milousky
Bonjour,
Merci beaucoup pour votre retour.
La réponse de FT à ma contestation du trop perçu comprend aussi ces quelques lignes (en début de réponse), qui n'ajoutent, il me semble, pas grand chose : "À la suite de la réception de l'attestation employeur de l'université X, nous avons dû réviser votre notification. Cette révision a entrainé une modification de votre taux journalier et généré un trop-perçu.'
Cordialement
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@Mael0701
Bonjour Mael
Cette précision complète la réponse de FT que vous aviez reproduite
Cela ne change rien à ce qui a été dit et je pense que vous devriez saisir le médiateur pour être fixé sur le bien fondé de cette demande de remboursement d'un trop perçu
Dans l'immédiat, je pense qu'il faut contester le bien fondé de ce trop perçu (par Lettre LR/AR adressée au directeur de votre agence FT)
Voir pages 279 et suivantes : PRE-CIRC-Circulaire_n_2025-03_du_1er_avril_2025_uid_67f53cc00a07f.pdf