Assurance rabaisse indemnisation

Lapin24 -  

Sujet : Litige Assurance : Indemnisation de 134 € après ordre écrit de jeter 7 300 € de meubles

​Bonjour à tous,

​Je sollicite votre aide et vos conseils juridiques car ma famille est dans une situation de précarité extrême.

Le contexte de vulnérabilité :

Notre famille est composée de trois personnes, toutes en situation de handicap. Au moment des faits, nous fuyions un logement indécent sous le harcèlement du bailleur. Je gérais seule ce déménagement d'urgence car mon mari était en dépression sévère avec plusieurs tentatives de suicide (sous lourd traitement médicamenteux). J'étais dans un état d'épuisement physique et mental total.

Les faits chronologiques :

  1. L'expertise : Un dégât des eaux a dégradé mon mobilier (estimé à 7 327 €). À la demande de l'assurance, j'ai dû mandater moi-même un ébéniste qui a certifié par écrit que tout était irrécupérable.
  2. L'ordre de destruction : L'expert est passé le 1er décembre. Sachant que nous déménagions le 4 décembre, l'expert et l'assurance m'ont ordonné par écrit de tout jeter au lieu de transporter les meubles.
  3. Le choc émotionnel : Ce sinistre m'a achevée. J'ai dû porter seule la charge physique et morale de débarrasser et jeter 15 ans de vie de couple et de souvenirs personnels. Faire ce "vide" sur ordre de l'assurance a été un traumatisme immense.
  4. Le revirement : Une fois les preuves à la déchetterie, l'assurance invoque une "omission de déclaration" sur des sinistres passés (pourtant actés par des techniciens à l'époque) pour réduire l'indemnisation à la somme dérisoire de 134 €.

Ma situation actuelle :

Aujourd'hui, nous vivons dans un dénuement total. Mon nouveau logement est vide. Je suis réduite à quémander des dons de vaisselle et de meubles de secours pour que nous puissions simplement manger et dormir. C'est une situation indigne provoquée directement par les instructions de mon assureur.

Mes questions :

  • ​L'ordre écrit de destruction donné par l'assureur n'engage-t-il pas sa responsabilité, même en cas d'omission de bonne foi liée à un état de détresse ?
  • ​Peut-on invoquer un manquement grave au devoir de conseil ou un abus de vulnérabilité ?
  • ​Quels sont les recours urgents pour forcer l'assurance à assumer l'ordre qu'elle a donné et nous permettre de nous remeubler ?

​Merci d'avance pour votre aide.