Inaptitude professionnelle reclassement

Islem762433 -  
kang74 Messages postés 7311 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention   -

Bonjour,

Je sollicite des avis juridiques concernant une procédure d’inaptitude et de reclassement, au regard de l’historique professionnel ayant précédé l’avis médical.

Je suis salariée depuis plusieurs années au sein d’un groupe national structuré en plusieurs entités et sites géographiques. J’occupais un poste de conseillère clientèle à distance (CRC), avec des résultats professionnels reconnus pendant une longue période.

Depuis environ deux ans, j’ai formulé plusieurs demandes de mobilité et d’évolution interne (notamment vers le réseau agences et d’autres fonctions), qui ont été refusées. Des responsables opérationnels avaient pourtant indiqué que je disposais des compétences requises, les freins évoqués étant variables (ancienneté puis compétences). Une sanction disciplinaire est également intervenue dans ce contexte, que je conteste.

À l’été 2025, j’ai alerté par écrit la hiérarchie et les RH sur :

les difficultés rencontrées dans l’accès à la mobilité interne,

un sentiment de traitement inéquitable,

l’impact de ces situations sur ma santé mentale,

la nécessité d’un accompagnement.

La réponse RH a minimisé ces alertes, qualifié mes accusations de « malvenues » et exclu toute prise en compte de ma situation personnelle ou organisationnelle, sans mise en place de mesure de prévention, de médiation ou d’accompagnement.

Dans les mois suivants, mon état de santé psychologique et physique s’est dégradé. La hiérarchie a alors sollicité une visite auprès de la médecine du travail (à l’initiative de l’employeur). Le médecin du travail a rendu un avis d’inaptitude que l'entreprise compte faire passé comme non professionnelle moi j'ai fais la demande de reconaissance à la CPAM , avec la préconisation suivante : possibilité d’occuper un poste similaire sur un autre site du groupe, dans un environnement de travail différent.

Dans le cadre de la procédure de reclassement :

j’ai exprimé une préférence géographique pour l’Île-de-France, en lien avec une situation personnelle et familiale ayant un impact direct sur mon équilibre psychologique (conjoint sur île de France, enfant en situation de handicap sans relais la ou je me trouve et famille proche de Paris) 

l’employeur m’a proposé uniquement des postes situés sur des sites éloignés (autres régions), sans réduction de l’éloignement,

ces propositions ont été rejetées unanimement par le CSE, qui a demandé que soient étudiées des possibilités de reclassement en Île-de-France et sur d’autres types de postes compatibles avec mes compétences.

Malgré cet avis, l’employeur m’a adressé les mêmes propositions, sans motivation écrite précise sur l’exclusion des postes évoqués par le CSE.

Par ailleurs, il existe au sein du groupe un site CRC en Île-de-France (Paris), toujours en activité, disposant de postes occupés et de capacités d’accueil, mais sur lequel l’employeur indique ne plus recruter en raison d’une fermeture envisagée à terme. Aucun poste n’y a été étudié ou proposé, au motif qu’aucune offre n’y est actuellement ouverte.

De plus le RRH s'est permis de contester lors de l'étude de poste le diagnostique de la médecin en indiquant que "ce n'est qu'une manière détournée de leur faire accepter une mobilité et que je n'aurais rien "

Enfin, la poursuite de propositions que je considère comme inadaptées a pour effet de prolonger une situation professionnelle sans perspective, que j’ai signalée comme aggravant mon état de santé.

J'ai conscience que mon cas est pour eux comme une guerre d. Ego, en gros si ils acceptent mon reclassement ils ont peur que d'autres personnes se servent de mon exemple (beaucoup de personne sur mon lieu de travail son dans un mal être au travail, il y a eu pas mal de visite de la CHSCT) 

Questions juridiques

L’obligation de reclassement loyal et sérieux est-elle respectée dans ce contexte ?

L’employeur peut-il limiter sa recherche aux seuls postes ouverts au recrutement, en excluant des postes existants pour des raisons de politique interne ou de fermeture à terme ?

Quelle est la portée juridique du rejet unanime du CSE et l’absence de motivation écrite de l’employeur ?

La chronologie des faits antérieurs (refus de mobilité, sanction, réponses RH disqualifiantes) peut-elle être prise en compte pour apprécier la loyauté de la procédure de reclassement et, le cas échéant, la validité d’un licenciement pour inaptitude ?

Merci par avance pour vos éclairages

2 réponses

caroledu92 Messages postés 16149 Date d'inscription   Statut Contributeur Dernière intervention   4 697
 

Bonjour

A la première lecture, je comprends que vous souhaitez un poste qui n'existe pas (qu'il faudrait donc créer à votre demande) sur un site qui va fermer. 

L'employeur vous a proposé des postes ouverts mais qui ne vous intéressent pas

Avez vous envisagé d'autres solutions ? Démission pour suivi de conjoint ? Trouver un autre emploi en IDF ? 

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Islem762433 Messages postés 3 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention  
 

Bonjour, je précise Un poste qui existe mais n'est pas ouvert sur le site de recrutement... il y a 20 postes pour 15 salariés sur ce site qui va fermer potentiellement, rien n'est acté et peut être que cela se fera dans 2, 10 ou 20 ans ils savent qu'ils ne compte pas le garder à terme mais il y a encore des salariés qui ont 25 ans et seulement 1 an d'ancienneté, rien n'est acte concernant la fermeture du site, d'autant qu'il se situe dans le siège de l'entreprise  avec tous les autres services de gestion,

Dans un second temps il existe d'autres postes ouverts au siège et en agence  ces postes n'ont pas été étudié malgres la demande du CSE.

Alors oui j'aurais pu effectivement démissionner, j'ai demander une rupture conventionnelle en avril qui m'a été refusé, mais ayant 2 enfants à charge dont une enfant handicapée je ne tiens pas à me retrouver sans indemnité de chômage, trouver un logement en etznt en période d'essais ou trouver un emploi en habitant à l'autre bout de la France  c'est pas si évident qu'il n'y paraît , de plus pour suivi de conjoint il faudrait que lui déménage et que je le suive ce qui n'est pas mon cas car il est déjà sur place.

Dans un 3eme temps je tente simplement de faire respecter mon droit à un reclassement de bonne foi avec la loyauté qui est due au salarié. Les postes qui m'ont été proposés étaient à Lille, Dijon et Nantes  alors que de nombreux postes sont disponible en Île de France et qu'ils n'ont tous simplement pas été étudiés. 

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kang74 Messages postés 7311 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention   3 660
 

Bonjour

Les propositions de reclassement doivent prendre en compte les préconisations médicales .

Et rien d'autres .

Par de là, je ne vois pas bien quelles seraient vos possibilités d'action et son but .

A aucun moment le reclassement implique de vous proposer un poste qui n'est pas disponible et vacant ( un CSE qui pense pouvoir licencier des salariés en place pour que vous preniez leurs places, c'est très étrange ...)

Licenciée pour inaptitude, vous serez libre de postuler ailleurs en étant indemnisée du chômage .

Vous serez aussi libre de contester si vous le souhaitez devant le CPH dont l'établissement dépend .

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hoquei44 Messages postés 19322 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention   9 174
 

Bonjour,

un CSE qui pense pouvoir licencier des salariés en place pour que vous preniez leurs places, c'est très étrange ...

C'est même interdit, car il y a une priorité d'embauche

https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006198540 

CB

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Islem762433 Messages postés 3 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention   > hoquei44 Messages postés 19322 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention  
 

Bonjour,

Non ce n'est pas ce que j'ai dit, ce que j'indique c'est que le cse a refuser à l'unanimité les poste hors Île de France, concernant le crc de Paris il compte actuellement 15 salarié avec une capacité d'accueil de 20, il n'y a pas de poste ouvert sur leur site d'offre d'emploi hors les poste son libre il pourraient donc accueillir une 16eme personne dans cette équipe, de plus il existe d'autres postes ouvert en Île de france, ce que le cse indique c'est que ces postes n'ont pas été étudiés lors du reclassement. 

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Islem762433 Messages postés 3 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention  
 

Bonjour,

Non ce n'est pas ce que j'ai dit, ce que j'indique c'est que le cse a refuser à l'unanimité les poste hors Île de France, concernant le crc de Paris il compte actuellement 15 salariés avec une capacité d'accueil de 20, il n'y a pas de poste ouvert sur leur site d'offre d'emploi, hors les poste son libre il pourraient donc accueillir une 16eme personne dans cette équipe et ne peuvent pas refuser pour la simple raison que ce crc pourraient éventuellement fermer d'ici plusieurs années, de plus il existe d'autres postes ouvert en Île de france, ce que le cse indique c'est que ces postes n'ont pas été étudiés lors du reclassement. De plus sauf erreur de ma part, ils sont censé tenir compte de ma situation familiale lors du reclassement  ils ont aussi un devoir de loyauté envers le salarié et doivent faire une recherche de reclassement de bonne foi ce qui n'est pas leur cas 

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kang74 Messages postés 7311 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention   3 660 > Islem762433 Messages postés 3 Date d'inscription   Statut Membre Dernière intervention  
 

Euh ... Que le CSE REFUSE les propositions de reclassement est encore plus curieux .

On ne recrute pas une personne parce qu'on a la capacité d'accueil, on recrute parce qu'il y a un besoin, donc un poste vacant, ouvert donc .

L'employeur est sensé tenir compte de vos préconisations ET de votre contrat de travail / aux emplois disponibles : c'est ça la bonne foi .

A aucun moment e code du travail ne parle d'autres choses que des capacités de l'employé :

"Cette proposition prend en compte, après avis du comité économique et social, les conclusions écrites du médecin du travail et les indications qu'il formule sur les capacités du salarié à exercer l'une des tâches existant dans l'entreprise. Le médecin du travail formule également des indications sur l'aptitude du salarié à bénéficier d'une formation le préparant à occuper un poste adapté."

Il fait donc des propositions en rapport avec l'établissement dont vous dépendez .

Après si le CSE se tient à jour, il devrait avoir un défenseur syndical à vous proposer pour contester le licenciement pour inaptitude au CPH dont cet établissement dépend, et il devrait vous fournir la PREUVE qu'il y a des postes disponibles dans le secteur géographique de votre établissement .

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