Taxe d'ordures ménagères (TOM) [Résolu]

mandapa - 25 mars 2018 à 14:17 - Dernière réponse : djivi38 18967 Messages postés dimanche 12 avril 2015Date d'inscription 22 juillet 2018 Dernière intervention
- 25 mars 2018 à 19:27
Bonjour,
Je loue une maison sans charges locatives. Malheureusement, lors de la rédaction du bail, il n'a pas été fait mention de la TOM. Je suppose que, de ce fait, je ne peux en réclamer le remboursement à mes locataires?
Merci de m'éclairer, sans illusions de ma part.
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Misha-dok - 25 mars 2018 à 14:19
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Merci
Bonjour,

La TEOM est souvent hors charge et récupérable auprès du locataire sans problème.

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Merci: je pourrais donc en demander le remboursement, même si elle n'est pas mentionnée sur le bail; à la ligne "provisions sur charges", il est écrit: le propriétaire ne fournit aucune prestation. Merci de confirmer, ma locataire est procédurière.
Valenchantée 17249 Messages postés samedi 8 octobre 2011Date d'inscriptionContributeurStatut 22 juillet 2018 Dernière intervention - 25 mars 2018 à 14:41
Bonjour,

"Le propriétaire ne fournit aucune prestation", ça ne veut pas dire grand chose. S'il n'y a aucune provision prévue, ça ne veut pas dire que la locataire ne doit pas payer SES charges ... car la TEOM de son logement fait bien partie de SES charges, au même titre que sa consommation d'eau, d'électricité, de gaz, etc.

La seule différence, c'est que cette charge n'est notifiée que sur VOTRE document de taxe foncière, que vous devrez lui fournir en justificatif (une copie).

Par contre, ça fait combien de temps que vous ne l'avez pas réclamée ?

Cdlt
Merci. Valenchantée répond définitivement à ma question. Je vais faire le nécessaire.
Merci pour l'aide...
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Misha-dok - 25 mars 2018 à 14:46
1
Merci
Voici :
La taxe d’enlèvement des ordures ménagères - la TEOM - Cette taxe, fixée par la collectivité et les services fiscaux, vise à financer la collecte des déchets.

Lorsque le propriétaire loue son bien, il peut se faire rembourser le montant de la TEOM par le locataire ; son montant est calculé au prorata du temps d’occupation du bien.
Le propriétaire est cependant tenu de justifier la somme due en présentant son avis de taxe foncière. Il dispose d’un délai de prescription de trois ans pour récupérer un arriéré de charges qu’il n’aurait pas effectué quels qu’en soient les motifs.
Par ailleurs, depuis la loi Alur, lorsque le bailleur régularise les charges au-delà de l’année civile qui suit l’année de leur exigibilité - c’est-à-dire tardivement - le locataire est en droit de demander et d’obtenir l’étalement du paiement des sommes réclamées sur 12 mois.

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djivi38 18967 Messages postés dimanche 12 avril 2015Date d'inscription 22 juillet 2018 Dernière intervention - 25 mars 2018 à 16:54
0
Merci
bonjour,

pour compléter :

https://www.e-gerance.fr/charges-locatives-comprises-forfaitaires-reelles/

« Le terme de "charges comprises" correspond plus à une indication qu’à un terme juridique. Derrière la notion de "charges comprises", le propriétaire intègre au loyer soit le montant de la provision sur charges, si le logement est soumis aux charges réelles, soit le montant forfaitaire des charges. En fonction de ce caractère réel ou forfaitaire, le traitement de la régularisation des charges ne sera pas le même. »

Voici mon petit topo habituel sur la TEOM (Taxe Enlèvement Ordures Ménagères) dans le cas des locations à usage d'habitation principale soumises à la loi du 6 juillet 1989 :

Le calcul de la TEOM s’effectue sur la même base que la taxe foncière sur les propriétés bâties, c'est-à-dire sur la valeur locative cadastrale; cependant la commune peut décider de plafonner cette valeur locative. Le montant de la taxe correspond à ce montant multiplié par le taux fixé librement et annuellement par la collectivité.

La TEOM est une TAXE payée par le propriétaire en même temps que sa TF de l’année en cours, mais qui, pour un bail d’habitation, est à la charge du locataire, lequel doit – sur demande du propriétaire - la lui rembourser.
[Voir la loi du 6 juillet 1989 complétée par le décret n° 87-713 du 26 août 1987 article 8 « Imposition et redevances »]

-> Si les appartements sont en copropriété : le partage se fait comme les autres charges : tantièmes, millièmes, etc.

-> Si les appartements sont en mono propriété : il n'y a pas de règle, mais la loi dit que la répartition doit être équitable. Les tribunaux retiennent la répartition par surfaces.

SAVOIR SI la TEOM doit être remboursée au bailleur :

Sont exonérés de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères les logements situés dans la partie de la commune où ne fonctionne pas le service d'enlèvement d'ordures. Donc, du moment que le service de ramassage existe, la TEOM est due par le propriétaire, lequel peut se la faire rembourser par son locataire de la façon suivante :

Si les charges mensuelles sont « AU RÉEL » (cas en « vide » et/ou en « meublé » si c’est le choix du propriétaire) : La TEOM est remboursable par le locataire, en une seule fois et au centime près, selon les 3 principes suivants :

=> SUR JUSTIFICATIF : [copie de la TF ou tenue à disposition du locataire pendant 6 mois après la demande. Une vérification peut également être faite aux impôts]. Le locataire doit prendre le temps de vérifier que le montant demandé correspond bien à son SEUL logement (valeur cadastrale du logement);

=> AU PRORATA JOURNALIER du temps d'occupation du locataire (si arrivée et/ou départ en cours d'année);

=> ET SANS LES FRAIS DE GESTION/RÔLE (au bas de l'avis de taxe foncière du propriétaire), lesquels sont toujours uniquement à la charge des propriétaires.

¤ Possibilité pour le bailleur d’inclure une provision mensuelle établie sur le montant de la TEOM de l’année N-1 et de faire, une fois l’avis de la TEOM de l’année N reçu, une régularisation globale charges+TEOM.

¤ En cas d’oubli, le montant de la TEOM peut être réclamé par le propriétaire sur 3 ans pour les baux signés à partir du 24/3/2014 (loi Alur), et 5 ans pour les baux signés avant la loi Alur. Et, dans ce cas, le locataire a la possibilité légale de demander un étalement de paiement sur 12 mois (Article 23 loi du 06/07/1989). L’étalement ne concerne QUE les années réclamées tardivement, PAS l'année en cours.
Voit + bas le § "ARRIÉRÉS de TEOM"

Si les charges mensuelles sont « FORFAITAIRES » (cas en meublé OU en colocation) : le propriétaire peut faire une « indexation » annuelle, au même titre que le loyer. Ce forfait comprenant toutes les charges récupérables, la TEOM ne peut donc pas être réclamée en supplément. Au propriétaire de bien calculer son forfait.
https://www.pap.fr/conseils/location/les-charges-locatives/a2066/location-meublee-charges-reelles-ou-forfaitaires (dernière phrase).
Toutefois, quand il établit le contrat de location, le propriétaire peut prévoir d'y rajouter une clause particulière prévoyant, qu'accessoirement au forfait de charges, le locataire lui remboursera sa quote-part de taxe d'enlèvement des ordures ménagères.


ARRIÉRÉS de TEOM :

La loi MACRON du 6 août 2015 a rendu applicable aux baux en cours ces dispositions de la loi ALUR concernant les nouveaux délais de prescription.

Il convient alors de faire une distinction selon la date d’exigibilité de l’arriéré de charges :

Arriéré constitué depuis le 27 mars 2014 :

Tout arriéré de charges dû après le 27 mars 2014 peut être réclamé par le bailleur pendant 3 ans (article 7-1 alinéa 1 de la loi du 6 juillet 1989).

Ainsi, une dette de charges datant de juillet 2014 peut être exigée jusqu'en juillet 2017.
Cette règle bénéficie également au locataire qui a payé trop de charges et souhaiterait se faire rembourser le trop versé.

Arriéré constitué avant le 27 mars 2014 :

Cf. : http://www.clcv.org/actualites/loyers-et-charges-de-nouveaux-delais-pour-agir.html

« L’article 2222 du Code civil : « En cas de réduction de la durée du délai de prescription ou du délai de forclusion, ce nouveau délai court à compter du jour de l'entrée en vigueur de la loi nouvelle, sans que la durée totale puisse excéder la durée prévue par la loi antérieure. »

1° hypothèse : une créance du bailleur (ou du locataire) née le 1er mars 2010. Selon l’ancienne prescription (5 ans), elle s’éteindrait le 1er mars 2015. La nouvelle prescription court à compter de l’entrée en vigueur de la loi, le 27 mars 2014, pendant 3 ans, donc jusqu’au 27 mars 2017. Dans ce cas, l’ancienne prescription expire avant la nouvelle, c’est donc l’ancienne (1er mars 2015) qui s’applique.

2° hypothèse : une créance est née le 1er mars 2013. Selon l’ancienne prescription (5 ans), elle s’éteindrait le 1er mars 2018. La nouvelle prescription court à compter du 27 mars 2014 (date d’entrée en vigueur de la loi) et pendant 3 ans, donc jusqu’au 27 mars 2017. Dans ce cas, le délai de l’ancienne prescription est supérieur (de près d’un an) à la nouvelle : c’est donc la nouvelle prescription qui s’applique : cette créance sera éteinte le 27 mars 2017.

En résumé : il faut calculer les échéances de l’ancienne et de la nouvelle prescription : si l’ancienne expire avant la nouvelle, elle s’applique, si en revanche, l’ancienne expire après la date correspondant à la nouvelle prescription, c’est cette dernière qu’il faut prendre en compte. »

Cdt.
Merci de votre réponse, en plus les liens permettent d'avoir des documents didactiques pour mieux se justifier auprès du locataire.
Les locataires ne sont dans le logement que depuis 1 an, il n'y a donc pas de retard important. Je vais faire le nécessaire pour me faire rembourser.
Merci de votre sollicitude!
djivi38 18967 Messages postés dimanche 12 avril 2015Date d'inscription 22 juillet 2018 Dernière intervention > mandapa - 25 mars 2018 à 19:27
avec plaisir !
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