LMNP en indivision : 1re année au réel sans comptable ?

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Bonjour à tous,

Nous sommes trois frères et sœurs en indivision sur un T2 reçu par succession fin 2024 (appartement 130 k€, garage de 10 k€ à part). Il est situé dans une station balnéaire des Pyrénées-Orientales. C'est une résidence secondaire familiale, non classée, louée en saisonnier via une agence depuis fin mars 2026. Pour cette première année : environ 3 600 € de recettes, des charges du même ordre, donc un résultat quasi nul avant amortissement.

On a pas mal creusé la question et travaillé avec notre ami Claude, et on aimerait faire la première déclaration nous-mêmes. Voici ce qu'on a prévu :


- Régime réel simplifié : l'indivision est exclue du micro-BIC selon le BOFiP. On exercera quand même l'option par précaution, vu l'arrêt du CE du 14/11/2025.


- Déclaration INPI avec un début d'activité au 6 janvier (premières dépenses), puis formulaire 1447-C avant le 31/12.


- Amortissement par composants sur 110,5 k€ (130 k€ moins 15 % de terrain) : gros œuvre 50 % sur 50 ans, façades 10 % sur 25 ans, installations 25 % sur 20 ans, agencements 15 % sur 15 ans. Le mobilier acheté en 2026 (environ 2 100 €) est amorti sur 10 ans. Prorata depuis la mise en service, excédent mis en réserve (art. 39 C).


- Frais de notaire de la succession non amortis, gardés pour le calcul de la plus-value.


- Liasse 2031/2033 en saisie directe, comptabilité super-simplifiée, mention expresse jointe.

Nos doutes :


1. L'option pour le réel est-elle utile, et comment l'exercer concrètement ?


2. CFE : on compte cocher la ligne 25 du 1447-C (exonération art. 1459, 3° c, habitation personnelle). Est-ce que ça tient avec un mandat d'agence ouvert toute l'année, sachant qu'on pourra y séjourner parfois hors saison (il n'y a eu aucun séjour de loisir en 2026) ?


3. Base d'amortissement : la valeur de succession convient-elle, ou faut-il la valeur à la mise en location ? Les 15 % de terrain et cette répartition vous paraissent-ils raisonnables ?


4. Les dépenses de janvier à mars (avant la mise en service), ainsi que nos trajets et la dizaine de nuits sur place pour les travaux, sont-elles déductibles en 2026 ?


5. La taxe d'habitation sur résidence secondaire (environ 1 100 €) est-elle déductible ?


6. Voyez-vous un piège qui justifierait quand même un comptable la première année ?

Merci d'avance pour vos retours !

ps : je poste dans la section Immobilier, mais la section Impôts est peut-être plus adaptée ?

2 réponses

  1. Bonjour,

    En cas d'erreur du comptable, il est responsable et paie de sa poche.

    En cas d'erreur de Claude, vous êtes responsable et vous payez de votre poche. 

    CB


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    1. Bonsoir,

      Merci pour votre réponse.

      Il est fort possible que nous passions par un comptable, justement pour lever les doutes et dormir sereinement les prochaines années. Nous aimerions toutefois savoir si, à première vue, la direction prise est la bonne.

      Si recourir à un comptable vous paraît indispensable dans notre situation, je serais curieux d'en connaître les raisons : quelles erreurs faciles à commettre et lourdes de conséquences avez-vous en tête ?

      Si nous déclarions nous-mêmes la première année, nous joindrions à la liasse une mention expresse précisant que c'est notre première déclaration et détaillant nos choix, notamment le calcul de l'amortissement. D'expérience, cela suffit-il à se couvrir en cas d'erreur de bonne foi, si elle reste limitée ?

      Enfin, notre suivi de trésorerie est très précis. Est-il courant de confier au comptable uniquement la première année (mise en place du bilan, plan d'amortissement), de se faire expliquer la marche à suivre, puis de faire les déclarations suivantes nous-mêmes ?

      Merci encore :)

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  2. Je vais pour le moment m’en tenir à la réponse de _lael_ dans la discussion : « faire sa propre comptabilité LMNP ».

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