Versement des sommes épargnées par son mari à sa veuve

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condorcet
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Bonjour,
Ou plutôt bonsoir à tous!

Le lecture d'anciens messages concernant les difficultés rencontrées pour le paiement d'assurances-vie ou décès par un petit animal roux à la queue en panache me rappelle de douloureux souvenirs, quand j'avais le sentiment d'être une boule de flipper allant de la banque aux impôts et des impôts chez le notaire après la mort de ma mère…
J'ai eu un mal fou, dans l'état d'épuisement où m'avait mise la longue maladie d'Alzheimer de ma pauvre maman, pour percevoir les sommes épargnées. dans un établissement de cette enseigne
Mais là n'est pas la question ce soir.

Une dame très âgée, passablement perdue dans ses papiers depuis la mort en septembre dernier de son mari, est venue en pleurs me voir pour m'exposer sa situation :

Son mari, atteint d'un cancer, a été hospitalisé au début du mois de septembre 2019 après avoir été soigné à son domicile . Sa femme , qui venait à peine de se remettre d'un accident domestique gravissime qui lui a valu trois mois de clinique, est restée presque constamment au chevet de son compagnon.
Se sentant de plus en plus faible, son mari lui a confié sur son lit d'hôpital, quelques jours avant son décès, qu'il avait rédigé chez lui le brouillon d'une lettre destinée à la compagnie d'assurances auprès de laquelle il avait souscrit un contrat d'assurance-vie, lettre qu'elle devrait recopier et envoyer aux assureurs;

Epuisée par son état de santé déjà très précaire et le profond chagrin de voir son mari dépérir de jour en jour, elle n'a pas songé à lui demander où il l'avait mse, sans doute aussi pour repousser l'idée du décès de son vieux compagnon.
II est mort à la fin septembre et à la mi-octobre, en triant des papiers avec sa belle-fille née d'une première union de son défunt mari, elle a trouvé le brouillon de la lettre qui était rédigé en son nom d'épouse. Elle l'a aussitôt recopiée comme le lui avait demandé son mari et sa belle-fille a posté la lettre.


Or hier, au cours d'une conversation téléphonique avec sa belle-fille, cette dernière lui a fait part d'un courriel du notaire chargé de la succession, dans lequel il faisait allusion à cette prime d'assurance-vie.
<gras>Y a-t-il eu "maldonne" dans la rédaction même par son mari de la lettre écrite en son nom, dans laquelle elle revendiquait le versement des sommes épargnées?


Cette dame a de très bonnes relations avec ses beaux-enfants qu'elle ne songe en aucun cas à spolier, mais elle se demande pourquoi les sommes épargnées par son époux sont apparemment tombées dans la succession sans qu'elle en perçoive le moindre centime.

J'ai l'impression que ce courrier, rédigé par son mari dans un moment de très grande souffrance juste avant qu'il ne soit hospitalisé, pêche par sa forme même, l'épouse demandant par une simple lettre adressée à l'assureur le montant des sommes dues.
Peut-être même avait-il dans un premier temps souscrit cette assurance au bénéfice de ses enfants et souhaité changer le nom du bénéficiaire juste avant sa mort, sans en aviser officiellement la compagne d'assurance?
Que doit-elle faire pour prétendre percevoir cet argent que son mari tenait absolument à lui léguer?


Merci pour elle de bien vouloir me répondre.
Je ne sais trop que lu dire…

Très cordialement

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Que doit-elle faire pour prétendre percevoir cet argent ?
Rien.
L'indemnité prévue revient au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) par le souscripteur du contrat d'assurances vie..
Au cas particulier la lettre restée en l'état de brouillon n'ayant jamais été adressée à la société d'assurances pour désigner un autre bénéficiaire, cette personne ne peut prétendre percevoir le montant du capital prévu.

............................................... que son mari tenait absolument à lui léguer?
Il appartenait au défunt de déposer un testament en ce sens, ce qu'il n'a pas fait.
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