Victime d'un accident du travail sans témoin
Titi20177
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Bonjour,
J'ai été agressée physiquement sur mon lieu de travail par un collègue (il m'a foncée dessus volontairement, m'a poussée violemment en arrière puis m'a prise par le poignée pour m'envoyer à l'autre bout de la pièce). Je n'ai aucune trace physique de l'agression, aucun témoin, ni aucune vidéo de mon agression. Je suis très choquée depuis (mise sous antidépresseur, séances chez le psy, idées noires...). Le médecin du travail ainsi que le médecin traitant ont tous les 2 décidés de me mettre en accident du travail. Mon employeur m'a fait comprendre que cet accident du travail lui déplait et a tenté de minimiser mon agression. J'ai ensuite reçue une convocation disciplinaire à mon encontre. Mon agresseur reconnait m'avoir touchée mais dit m'avoir à peine effleurée. Il dit par contre que je l'ai frappé en premier, que j'ai tenté de l'empêcher de sortir d'une salle et que j'ai tenu des propos raciste à son encontre ce qui est totalement faux. Sans témoin je ne peux ni prouver sa culpabilité, ni prouver mon innocence. J'ai appris qu'il retourne travailler depuis peu comme si de rien n'était. Je me sens complétement démunie. Que puis-je faire?
J'ai été agressée physiquement sur mon lieu de travail par un collègue (il m'a foncée dessus volontairement, m'a poussée violemment en arrière puis m'a prise par le poignée pour m'envoyer à l'autre bout de la pièce). Je n'ai aucune trace physique de l'agression, aucun témoin, ni aucune vidéo de mon agression. Je suis très choquée depuis (mise sous antidépresseur, séances chez le psy, idées noires...). Le médecin du travail ainsi que le médecin traitant ont tous les 2 décidés de me mettre en accident du travail. Mon employeur m'a fait comprendre que cet accident du travail lui déplait et a tenté de minimiser mon agression. J'ai ensuite reçue une convocation disciplinaire à mon encontre. Mon agresseur reconnait m'avoir touchée mais dit m'avoir à peine effleurée. Il dit par contre que je l'ai frappé en premier, que j'ai tenté de l'empêcher de sortir d'une salle et que j'ai tenu des propos raciste à son encontre ce qui est totalement faux. Sans témoin je ne peux ni prouver sa culpabilité, ni prouver mon innocence. J'ai appris qu'il retourne travailler depuis peu comme si de rien n'était. Je me sens complétement démunie. Que puis-je faire?
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9 réponses
Il est difficile pour moi d'avoir un soutien des RHs concernant le comportement de mon agresseur car ils m'ont bien dit être embarrassés par cette situation.
Je viens de recevoir ce midi un courrier de mon employeur qui a décidé de m'arrêter 5 jours pour me pénaliser suite à ce qui s'est passé en précisant que l'autre était aussi pénalisé.
Je ne comprends pas. Je suis victime de l'agression. Comment puis-je me défendre? Dois-je répondre au courrier? Dois-je faire une autre démarche?
Rien de tout ça ne serait arrivé s'il y avait eu un témoin.
Je viens de recevoir ce midi un courrier de mon employeur qui a décidé de m'arrêter 5 jours pour me pénaliser suite à ce qui s'est passé en précisant que l'autre était aussi pénalisé.
Je ne comprends pas. Je suis victime de l'agression. Comment puis-je me défendre? Dois-je répondre au courrier? Dois-je faire une autre démarche?
Rien de tout ça ne serait arrivé s'il y avait eu un témoin.
Bonjour,
Je crains que sans éléments autres que vos arrêts de travail, qui d'après vos dires ne font pas état de blessures physiques, il sera difficile d'aller très loin contre cet individu.
Votre arrêt de travail n'est évidemment pas contestable, seulement il sera difficile de pouvoir prouver que c'est à votre agresseur que vous le devez. Ce sera sa parole contre la votre.
Vous pouvez voir avec d'autres collègues s'ils ne peuvent pas témoigner de menaces à votre égard, ce qui étofferait votre dossier.
Ceci dit, je doute que cet homme vous ait agressé gratuitement. Mais là c'est à vous de voir quoi faire en réponse... Dans tous les cas, la violence n'est pas une réponse autorisée par la Loi donc il reste en tort d'après ce que vous nous rapportez.
Je crains que sans éléments autres que vos arrêts de travail, qui d'après vos dires ne font pas état de blessures physiques, il sera difficile d'aller très loin contre cet individu.
Votre arrêt de travail n'est évidemment pas contestable, seulement il sera difficile de pouvoir prouver que c'est à votre agresseur que vous le devez. Ce sera sa parole contre la votre.
Vous pouvez voir avec d'autres collègues s'ils ne peuvent pas témoigner de menaces à votre égard, ce qui étofferait votre dossier.
Ceci dit, je doute que cet homme vous ait agressé gratuitement. Mais là c'est à vous de voir quoi faire en réponse... Dans tous les cas, la violence n'est pas une réponse autorisée par la Loi donc il reste en tort d'après ce que vous nous rapportez.
Mon agresseur est quelqu'un qui a souvent fréquenté les RHs suite à d'autres problèmes de comportement. Il a failli se faire licencier pour son travail il y a très peu et a appris qu'il avait droit à une toute dernière chance peu avant mon agression. Ce contexte explique peut être pourquoi il a pété les plombs.
Je travaillais avec lui depuis peu mais les choses étaient tendues entre nous car il ne faisait pas son travail, ce qui pénalisait mon projet.
Le jour de l'agression, il m'était du bordel dans une salle de réunion. J'ai enlevé ce qu'il avait laissé trainer et me suis interposé entre lui et la salle de réunion lorsqu'il a voulu y remettre son bordel que j'avais enlevé. C'est là qu'il m'a foncé dessus. J'ai crié lorsqu'il m'a balancé mais il n'y avait vraiment personne et même mon cri pourtant très fort n'a pu être entendu par quelqu'un.
Aux vues du résultat, mon employeur me reproche d'être intervenu lorsqu'il mettait du bordel. Si j'avais su que mon agresseur aurait une réaction aussi violente, je n'aurai jamais tenté d'intervenir.
Je travaillais avec lui depuis peu mais les choses étaient tendues entre nous car il ne faisait pas son travail, ce qui pénalisait mon projet.
Le jour de l'agression, il m'était du bordel dans une salle de réunion. J'ai enlevé ce qu'il avait laissé trainer et me suis interposé entre lui et la salle de réunion lorsqu'il a voulu y remettre son bordel que j'avais enlevé. C'est là qu'il m'a foncé dessus. J'ai crié lorsqu'il m'a balancé mais il n'y avait vraiment personne et même mon cri pourtant très fort n'a pu être entendu par quelqu'un.
Aux vues du résultat, mon employeur me reproche d'être intervenu lorsqu'il mettait du bordel. Si j'avais su que mon agresseur aurait une réaction aussi violente, je n'aurai jamais tenté d'intervenir.
Mon agresseur est quelqu'un qui a souvent fréquenté les RHs suite à d'autres problèmes de comportement.
Un témoignage des RH sur ces propos étayerait déjà plus votre dossier, mais ça ne constituera qu'un faisceau d'indices.
Aux vues du résultat, mon employeur me reproche d'être intervenu lorsqu'il mettait du bordel.
Dans l'idéal il faudrait en parler avec lui pour lui remettre un peu les yeux en face des trous : préfère-t-il garder une personne dont les réactions sont aussi imprévisibles que violentes ? Combien d'autre employés devra-t-il agresser ?
Si vous ne pouvez pas lui en parler face à face, essayez de trouver un intermédiaire ?
Bonjour
Ce n'est pas un accident de travail mais une agression
soit vous laissez tomber soit
Avec les arrêts de travail vous aller au commissariat porter plainte puis ils vous enverront chez un médecin légiste...
Le fautif sera convoqué par la police mais s'il nie je crains qu'il n'y ai aucune suite
Ce n'est pas un accident de travail mais une agression
soit vous laissez tomber soit
Avec les arrêts de travail vous aller au commissariat porter plainte puis ils vous enverront chez un médecin légiste...
Le fautif sera convoqué par la police mais s'il nie je crains qu'il n'y ai aucune suite
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bonjour Poisson
Avec les arrêts de travail vous aller au commissariat porter plainte puis ils vous enverront chez un médecin légiste...
cela doit etre grave alors !!
Avec les arrêts de travail vous aller au commissariat porter plainte puis ils vous enverront chez un médecin légiste...
cela doit etre grave alors !!
Il est physiquement plus fort.
Je suis allée porter plainte dans la semaine qui a suivi l'agression mais on m'a signalé que sans témoin, trace physique ou preuve vidéo ça ne pourrait pas aboutir de leur coté.
Les médecins estiment qu'il s'agit d'un accident du travail car c'est arrivé sur le lieu de travail, que je suis en choc post-traumatique suite à mon agression et que je ne peux pas retourner sur le lieu de l'agression (mon bureau) pour l'instant. Il ne s'agit pas d'une maladie mais d'un accident qui m'a mise dans cet état. Ils espèrent que ça fera réagir l'employeur pour qu'il s'assure que ça ne se reproduira pas ni pour moi ni pour une autre.
Sachant que mon agresseur retourne sur mon lieu de travail et voyant que l'entreprise ne me soutient pas, bien au contraire, je ne sais pas quoi faire.
J'ai l'impression de ne pas être reconnue comme victime mais comme un caillou au fond de leur soulier.
Je suis allée porter plainte dans la semaine qui a suivi l'agression mais on m'a signalé que sans témoin, trace physique ou preuve vidéo ça ne pourrait pas aboutir de leur coté.
Les médecins estiment qu'il s'agit d'un accident du travail car c'est arrivé sur le lieu de travail, que je suis en choc post-traumatique suite à mon agression et que je ne peux pas retourner sur le lieu de l'agression (mon bureau) pour l'instant. Il ne s'agit pas d'une maladie mais d'un accident qui m'a mise dans cet état. Ils espèrent que ça fera réagir l'employeur pour qu'il s'assure que ça ne se reproduira pas ni pour moi ni pour une autre.
Sachant que mon agresseur retourne sur mon lieu de travail et voyant que l'entreprise ne me soutient pas, bien au contraire, je ne sais pas quoi faire.
J'ai l'impression de ne pas être reconnue comme victime mais comme un caillou au fond de leur soulier.
" ont tous les 2 décidés de me mettre en accident du travail " : c'est curieux, comme décision.
Un accident du travail, c'est quand on se blesse avec son outil ou qu'on tombe de son échelle, pas quand on se fait tabasser !
Logiquement, les médecins devaient vous mettre en arrêt de travail ou vous prescrire des ITT ( https://droit-finances.commentcamarche.com/justice/guide-justice/4083-prejudice-definition-exemples-et-evaluation/)
Et avec ces prescriptions, il était possible d'aller porter plainte pour agression, coups et blessures, etc.
Sur le lieu du travail ou pas.
Là, avec la qualification d' "accident du travail", c'est plus compliqué !
" La poule qui chante le plus haut n'est pas celle qui pond le mieux. " - Thomas Fuller
Un accident du travail, c'est quand on se blesse avec son outil ou qu'on tombe de son échelle, pas quand on se fait tabasser !
Logiquement, les médecins devaient vous mettre en arrêt de travail ou vous prescrire des ITT ( https://droit-finances.commentcamarche.com/justice/guide-justice/4083-prejudice-definition-exemples-et-evaluation/)
Et avec ces prescriptions, il était possible d'aller porter plainte pour agression, coups et blessures, etc.
Sur le lieu du travail ou pas.
Là, avec la qualification d' "accident du travail", c'est plus compliqué !
" La poule qui chante le plus haut n'est pas celle qui pond le mieux. " - Thomas Fuller
J'ai porté plainte, j'ai un médecin du travail et un médecin traitant qui confirment mon accident du travail du fait de mon état, j'ai des prescriptions d'antidépresseur ainsi que l'avis de mon psy qui peut également confirmer mon état actuel. Est-ce que cela peut m'aider?
Avant cette agression je ne voyais pas de psy, ni ne prenais aucun traitement.
Avant cette agression je ne voyais pas de psy, ni ne prenais aucun traitement.
Comme on vous le dit, c'est un premier pas, mais insuffisant.
Vous pouvez en effet prouver que vous avez subi un événement traumatisant, à moins que l'on accuse les médecins de donner des arrêts de travail et des prescriptions de complaisance, ce qui est très grave et doit tout autant être bien prouvé.
En revanche cela ne suffit pas à prouver que c'est cet homme qui en est le responsable. Gardez en tête que vous avez affaire à des gens qui n'ont pas assisté à votre agression et qu'en France on applique le principe de la présomption d'innocence.
En raisonnant de manière un peu perverse, on pourrait tout aussi bien penser que vous avez un grief quelconque envers cette personne et "profitez de l'occasion" pour lui nuire.
Vous pouvez en effet prouver que vous avez subi un événement traumatisant, à moins que l'on accuse les médecins de donner des arrêts de travail et des prescriptions de complaisance, ce qui est très grave et doit tout autant être bien prouvé.
En revanche cela ne suffit pas à prouver que c'est cet homme qui en est le responsable. Gardez en tête que vous avez affaire à des gens qui n'ont pas assisté à votre agression et qu'en France on applique le principe de la présomption d'innocence.
En raisonnant de manière un peu perverse, on pourrait tout aussi bien penser que vous avez un grief quelconque envers cette personne et "profitez de l'occasion" pour lui nuire.
bonjour,
Une agression qui se produit sur les lieux et pendant le temps de travail constitue un accident présumé être en rapport avec le travail; Il est donc tout à fait logique que le médecin traitant l'ai qualifié comme tel. Et si l'employeur ne conteste pas la réalité des faits la prise en charge en AT ne posera pas de problème. C'est la sécu qui décidera. Attendez donc la décision de la CPAM.
Cordialement
Une agression qui se produit sur les lieux et pendant le temps de travail constitue un accident présumé être en rapport avec le travail; Il est donc tout à fait logique que le médecin traitant l'ai qualifié comme tel. Et si l'employeur ne conteste pas la réalité des faits la prise en charge en AT ne posera pas de problème. C'est la sécu qui décidera. Attendez donc la décision de la CPAM.
Cordialement
Dès lors que l'agression s'est bien produite au temps et au lieu du travail, pour un motif en relation avec le travail et qu'il est établi par certificat médical que le "choc psychologique" est bien consécutif à cette agression, la sécurité sociale devrait en accepter la prise en charge au titre accident du travail sans chercher à savoir lequel de vous deux a déclenché la bagarre.
Il en va différemment pour l'employeur qui est tenu de faire régner l'ordre et la discipline dans son entreprise et qui peut faire jouer son pouvoir de sanction. Mais vous pourriez lui reprocher de ne pas vous avoir protégée de cet individu dont il connaissait les problèmes de comportement. A votre place je me défendrais avec véhémence contre la sanction qu'il vous inflige; car enfin vous seule avez subi un traumatisme et l'autre serait revenu travailler comme si de rien n'était..... c'est donc bien vous la seule victime.
Vous devriez demander de l'aide à un délégué du personnel ou vous adresser directement à un syndicat.
Bon courage