Obligation des enfants envers leurs parents [Résolu/Fermé]

- - Dernière réponse : Eric Roig
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- 6 févr. 2019 à 16:08
Bonjour,
Mon épouse (et moi même) nous occupons de ses parents agés (90ans) depuis plusieurs années Mon beau père est en maison de retraite altzeimer ma belle mère vit chez elle mais nous survenons à tous ses besoins (hors financiers)
Ma belle soeur ne s'occupe absolument pas de ses parents
Peut on l'obliger à prendre en charge ses parents à mi temps?
Sur quel texte juridique s'appuyer?
PAr avance merci
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8
Merci
Les conseils d'Eric Roig, directeur-fondateur de droit-finances.net
Eric Roig

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7
Merci
Les Articles 205 et 206 du code civil sont les fondements de votre réclamation. Une contrainte judiciaire est possible, au moins en finance.

Vous trouverez plus d'informations ici : obligation alimentaire entre parents et enfants.
Merci pour la reponse je vais allé voir ces articles
3
Merci
"peut être que votre belle soeur a des raisons qui lui sont propres et ne conserne qu'elle et ses parents"

Eh non, justement, ça ne concerne pas qu'elle !
Ca concerne aussi le couple qui écrit ce message !
En quoi les difficultés relationnelles de votre belle soeur avec vos parents vous concernent-elles ?
Quels services effectués vous envers votre belle-mère ?
De mon temps, ma bonne dame où ont était moins égoîste: parents, enfants et grand parents vivaient ensemble sans que la vie de couple des uns puisse en patir sur les autres
> marc.lenoir -
C'est absolument faux !!!
toutes les personnes qui ont vécu avec leur parents ou beau parents reconnaisse un jour avoir eu tord de rester .
et tous les membres de la fratrie particiapient donc.
CQFD
Exactement: JR, Sou, Boby, Pam, Kelly, JR Junior comme senior
2
Merci
Subvenir aux besoins de ses parents est un devoir, ne vous en déplaise.

Quand il y a 2 enfants (ou plus), il est normal que celui qui aide "spontanément" se tourne ves l'autre pour lui demander de participer aussi, à la hauteur de ses moyens.

J'admets qu'il y a des cas difficiles, par exemple pour un enfant qui aurait été maltraité durant son enfance et qui, malgré tout, se retrouve à devoir aider ses parents. On se retrouve alors dans une situation où les parents ont, au départ, failli à leur devoir envers leur progéniture, mais on n'autorise pas pour autant la progéniture en question à faillir à ses propres devoirs !
C'est un cas extrême, mais il existe.

Dans cette situation, l'enfant qui estime avoir une bonne raison de ne pas aider ses parents se doit d'expliquer sa situation à ses frère et soeur. Sur le plan légal, ça ne changera rien, il aura quand même le devoir de s'en occuper ; mais sur le plan humain, les autres membres de la fratrie peuvent mieux comprendre et accepter le refus.
Je m'adressais à Marc Lenoir.
Eml, vous avez parfaitement raison. Subvenir aux besoins de ses parents est un devoir moralement non quantifiable mais il y a subvenir et subvenir. Et nul besoin de savoir qui subvient dans la fraterie plus que l'autre, lorsque l'on veut aider ses parents et en l'espèce, il ne s''agit pas d'un besoin financier :
Pour exemple personnel (je ne parle pas pour vous, fac), on peut s'enorgueillir d'avoir subvenu aux besoins de ses parents en faisant leur ménage, repassage, en apportant les repas, faisant leurs courses et ce pendant 20 ans, tout en bénéficiant des petits avantages liés à ce secours (part supplémentaire pour l'impôt, procuration sur comptes...) et laisser à la totale charge de son frère, pendant 6 mois, l'agonie de ses parents mourants en en ayant rien à carrer considérant avoir fait sa charge.
Depuis le décès, l'un dors mieux que l'autre, allez savoir lequel ?
> marc.lenoir -
Mon Dieu comme c'est vrai, celui qui n'a rien foutu pendant 20 ans, le grand frère qui comptait sur la petite soeur, simple mère au foyer qui "avait le temps" soi-disant ou le même grand frère qui tout à coup se sent un âme de saint maritain et qui se permet des réflexions... Pas facile n'est-ce pas?
> MYRIAM -
incroyable je pensais qu'il ny avait que dans ma famille ces histoires . Mon frère et ma soeur se sont barrées à 4000 km au soleil et ont laissé les parents divorcés seules et malade à la bonne et gentille petite soeur. quel recours ??
djivi38
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16 février 2019
5153 > myriam -
@myriam,

recours juridiques. Loin ou près les enfants ont le devoir d'assistance et d'obligation alimentaire envers leurs parents (*), chacun en fonction de ses revenus et des cas d'éloignement, et c'est le juge qui décide l'écot de chacun en fonction de leur situation personnelle.
(*) sauf par exemple, les enfants ayant été maltraités AVEC un jugement. Si pas de preuve, ces enfants ayant été maltraités ont les mêmes devoirs que les autres, bien traités.

Cdt.
-1
Merci
Désolé mais les articles 205 et 206 du CC ne répondent pas à la question de la répartition et de l'équite dans l'obligation de s'occuper de se parents agés entre 2 frères par exemple
Que dit la loi?§
Peut on (et qui ?) obligé un enfant de s'occuper de ses parents dans le besion
Comment?
Merci
-1
Merci
Non l'aide est apportée par amour et non par simple obligation
Ce que nous recherchons c'est qu'il y ait une simple équité et répartition dans l'assistance physique et matérielle des parents car même fait avec amour ça devient pesant et c'est la vie du couple qui en pati
Cordialement
A
-1
Merci
Si votre femme était fille unique la question ne se posserait pas. Qui plus est peut être que votre belle soeur a des raisons qui lui sont propres et ne conserne qu'elle et ses parents à ne pas vouloir s'en occuper.
Toujours est-il que peut être votre belle mère serait plus heureuse avec son mari en maison de retraite, non ?
-1
Merci
Merci de cet exemple personnel monsieur Lenoir, je comprends mieux ce que vous défendez.

Ceci étant, votre témoignage confirme la nécessité de donner une explication au reste de la fratrie.
Cette explication peut ne pas être "acceptée" et être jugée inappropriée, mais ça peut aussi aboutir à une compréhension mutuelle, selon les cas.
-1
Merci
Bonjour,

Nous sommes étudiants en Master et nous nous intéressons à ce type de problématique.

Nous vous invitons à répondre à ce petit questionnaire, rapide et anonyme.

http://goo.gl/forms/Xr32nbM7nV

Merci d'avance.
Une distinction doit être faite entre le devoir moral (devoir de "piété" envers les parents, selon la jurisprudence) des différents enfants envers leurs parents âgés, malades, ou dépendants, et le devoir lié au droit.
En ce qui concerne le devoir moral, il est moral seulement (donc la contrainte d'un frère sur une soeur, ou vice versa, ne peut se justifier, aucun n'étant responsable de l'autre). Les différents membres de la fratrie sont adultes et responsables, et peuvent avoir une vision qui leur est propre de leur devoir moral, et peuvent avoir aussi des contraintes, ou des difficultés, à faire la même chose que l'autre, ou autant.
Bien entendu cela se passe mieux quand il y a une bonne communication dans la fratrie, quand on comprend les différences, et quand on évite de s'accrocher sur ce sujet, quand il n'y a pas d'égoïsme excessif..).
En ce qui concerne le devoir lié au droit, c'est le devoir "d'obligation alimentaire", celui ci ne pouvant être "activé" que lorsque les moyens financiers de la personne âgée ne suffisent plus, compte tenu des éventuelles assistances et services déjà réalisés par les proches, qu'ils le fassent tous, ou pas.
Cela nécessite la saisie du juge des affaires familiales, qui fixera la contribution de chacun en fonction de sa situation personnelle (charges de famille, revenus,..).
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Merci
Vous dîtes vous occuper de vos beaux parents (hors besoins financiers) souhaité vous moneyer auprès de votre belle-soeur votre aide désinterressée ?
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