55 ans, en arrêt de travail (humiliations)

Claudine54 - 5 mai 2009 à 11:19
 bilou - 10 août 2011 à 08:13
Bonjour,

Bonjour, à la suite d'une tentative de dénigrement au travail, humiliations, etc .. je me suis retrouvée en arrêt de travail, et ce, depuis le 13 mars 2009. Pour l'instant, mon médecin m'octroie 15 jours à la fois, et c'est toujours la peur au ventre (peur des représailles) que j'avance, puis je recule, et à ce jour, je n'arrive toujours pas à reprendre mon poste. Je signale que je suis opératrice de saisies (je tape des constats) dans une Etude d'huissiers de justice dans le Nord de la France, et que je travaille à mi-temps (le matin). J'ai relaté les faits auprès de l'association HMS, laquelle n'émet aucun doute sur un éventuel harcèlement moral, visant à m'inciter à la démission, ce que je ne ferai pas puisque ce sont pratiquement mes seules ressources (je vis seule avec un enfant). Alors que faire ? je dois reprendre, normalement, le travail le 13 mai prochain, et plus cette date fatidique approche, plus le stress et l'angoisse l'emportent sur tout, je ne dors pratiquement plus à l'idée de devoir affronter des personnes totalement hostiles à mon égard .. en même temps, mon entourage me dit "si tu n'essaies pas, comment peux-tu le savoir" ? déjà là, je sens bien que "je n'ai pas le choix", mais c'est tellement difficile. De plus, j'ai reçu 2 lettres recommandées de mes employeurs, lesquels nient en bloc mes dires, donc je passe pour une affabulatrice. Par ailleurs, la seule personne qui était censée me défendre et affirmer ce qui s'est réellement passé (puisqu'elle était là au moment des faits) nie également les mauvais comportements de mes employeurs, et même, elle n'a pas hésité à m'accabler si je puis dire, en prétextant leur avoir dit (aux huissiers) "allez vous faire f....." ce qui est vrai, puisque j'étais tellement à bout de tout, à la suite d'insultes et de comportement abusifs de leur part, mais comment ne pas être excédée ? Par ailleurs, je pensais que la Médecine du Travail me convoquerait, ce qui n'a pas été le cas. Alors qui peut m'aider dans une telle situation ? ni mon entourage, ni mes .. collègues, ni même mon médecin traitant qui s'étonne que mes employeurs ne m'aient pas proposé une solution de rupture de contrat à l'amiable .. J'ai bien pensé à prendre ma retraite, mais il me manque 2 à 3 ans. Je totalise pour l'instant 138 trimestres retenus, dont 32 trimestres (8 x 4), ayant eu 4 enfants. J'ai commencé à travailler à l'âge de 17 ans. Encore merci pour votre aide, je me trouve vraiment au pied du mur, ne sachant que faire .. Claudine.

4 réponses

C'est une affaire pénible, dans laquelle il n'y a pas de bonne solution. Vu comme ça, on a envie de se référer à un couple : quand ce n'est plus possible, il faut se séparer. Vous êtes certainement dans un cas où la rupture conventionnelle se justifie, même si le but de votre employeur ne semble pas établi. Et pour bien se séparer, il faut que les deux en aient envie !
Il vous faut en tout cas choisir une option pour cesser de gamberger : affronter le retour, essayer d'être arrêtée le plus longtemps possible, chercher une solution négociée... et tout mettre en oeuvre pour que ce choix se passe au mieux.
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Encore merci pour votre réponse, et merci également à toutes les autres personnes qui ont bien voulu me répondre .. Quoiqu'il-en-soit, pour l'instant, je prolongerai mon arrêt de travail, le temps pour moi de procéder à la mise en place d'une procédure de licenciement à l'amiable. Il me semble en effet qu'il s'agit là d'une bonne décision, bien que, comme vous le dites, qui dit accord amiable dit accord entre les deux parties. Or, je ne suis pas sûre que mon employeur, compte tenu de l'absence totale de dialogue depuis mon arrêt de travail (juste 2 courriers recommandés AR, contestant mes dires ..) aille dans ce sens là. Faut-il que j'intervienne moi-même ? en leur adressant un courrier recommandé AR aux termes duquel je solliciterais de leur part un entretien dans le cadre d'une rupture conventionnelle (motif à préciser ?) et dans le cas d'un accord amiable, pourrais-je quand même bénéficier des indemnités de chômage ? Par ailleurs, au bout de combien de temps, dans quel délai, pourrai-je être désolidarisée vis à vis de mes employeurs ? Une autre question je vous prie, mais il me semble que c'est important : devrai-je me faire assister d'un représentant syndical, lors de l'entretien avec mon employeur (si entretien il y a) ? Encore merci à tous et à toutes pour votre soutien ! Claudine.
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Bonjour,
J'ai 55 ans et été moi même dans la même situation, on est très mal au point d'en perdre ses moyens.
Dites vous que vous avez toujours le choix.
Après 5 ans d'arrêt pour maladie, j'ai demandé à être convoquée chez le médecin de la médecine de travail auquel j'ai expliqué la situation, il m'a reconnue définitivement malade et j'ai donc reçu mon C'4 sans indemnité.J'ai des allocations de chômage.
Je vais bcq mieux suis soulagée de cette rupture de contrat mais toujours difficile de m'engager autre part. je suis convoquée par la cellule de l'emploi pour un autre job et suis à nouveau perturbée, comme quoi, on ne peut effacer complétement le mal qu'on a reçu
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tournesol13
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6 mai 2009 à 08:24
bonjour Claudine54,

J'ai bien pensé à prendre ma retraite, mais il me manque 2 à 3 ans. Je totalise pour l'instant 138 trimestres retenus, dont 32 trimestres (8 x 4), ayant eu 4 enfants. J'ai commencé à travailler à l'âge de 17 ans. Encore
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je comprends trés bien se que vous vivez en ce moment? L'arrêt maladie est une solution, vous êtes déprimez, et retourner chez votre employeur n'est pas envisageable. Demander un rdv à la médecine du travail, je pense que dans votre état, le médecin du travail pourrait vous mettre inapte pendant qq temps.
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spiki
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7 mai 2009 à 22:27
Lorsque je lis ce type de sujet ça me révolte !!! j'ai dû m'occuper il y a de cela quelques années de trois harcèlements très intenses... et les personnes sont tombées dans dépression profonde, dont une a fait une tentative de suicide, mais je ne les ai pas lâchées et ai eu gain de cause après plusieurs mois de bataille.

Mais le pire dans une situation comme la vôtre, est de ne pas perdre son poste car comme vous le dites si bien, vous n'avez que ce travail comme ressource et ils en profitent.... par ailleurs, je suis tout à fait d'accord avec la personne qui vous a répondu que vous n'avez pas à prendre votre retraite alors que vous n'avez pas atteint tous vos trimestres.

Vous pouvez aussi porter plainte contre eux, pour harcèlement moral... et il est évident qu'ils vont continuer à nier, mais les tribunaux ont l'habitude de ce genre de personnes, idem pour votre collègue qui malheureusement n'a pas envie de subir la même chose que vous et perdre son travail.

Mais vous avez bien été renseignée et il est vrai que vous pouvez allez voir un psychiatre... mais demandez également à rencontre le médecin du travail.

De toute manière, ne lâchez pas prise, même si c'est dur... venez ici et/ou sur d'autres forums pour que l'on vous soutienne...

A votre service et bon courage... Mais ne vous en rendez pas malade pour autant, ils ne le méritent pas ! Utilisez tous vos droits pour les combattre.
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