Aah et vente résidence principale
Artemis -
Bonjour, une personne bénéficiaire de l'aah doit-elle déclarer la vente de sa résidence principale à la CAF? Merci de votre retour.
1 réponse
-
Bonjour,
Oui, la somme issue de cette vente est considérée comme un revenu, elle ne fait pas partie des exceptions prévues par la loi.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043281883
La résidence principale est considérée comme "non productrice de revenus" tant qu'elle est détenue par l'allocataire. Mais une fois qu'elle est vendue son prix de vente est considéré comme une "ressource exceptionnelle" pour le trimestre où a eu lieu la vente :
https://www.senat.fr/questions/base/2020/qSEQ201219297.html
Cela risque d'entraîner la suppression de votre AAH pendant un trimestre
-
-
-
-
C'est bien le prix de vente. La CAF ne considère pas cela comme un revenu mais une ressource. Les ressources ne se limitent pas aux revenus.
Si la plus-value est nulle ou même s'il y a une moins-value le montant issu de la vente est quand même assimilé par la CAF à une ressource exceptionnelle.
La manière dont l'argent est dépensé n'y change rien.
Si l'interprétation de la CAF vous paraît infondée, la bonne démarche consiste à déclarer cet argent puis à contester sa prise en compte en faisant un recours. La CAF va vous envoyer promener et il faudra ensuite decider si vous allez en justice avec un avocat.
Il n'y a pas de texte abordant spécifiquement ce cas, c'est la manière dont la CAF interprète le sens du mot ressource, et à ma connaissance cela n'a jamais été remis en question par la jurisprudence.
-
Bonjour,
Les textes que vous citez en référence concernent le RSA. Or ici il est question de l'AAH.
Puisque vous semblez bien connaître, pourquoi n'avez-vous pas plutôt fait allusion à l'article R132-1 du Code de l'action sociale et des familles ?
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006905072
Cet article est ambigu et potentielle source d'interprétations biaisées. Le texte est même, à la limite, contradictoire.
Au surplus, il est l'objet de nombreuses remises en question en haut lieu (ministériel ou Conseil d'état).
-