Demission puis abandon de poste

Signaler
-
 Dodylou -
Bonjour,
A la suite d'une demande de rupture conventionnelle refusée, j'ai fait une demande de démission et je suis en train de me rendre compte, que ce n'était sûrement pas la bonne décision. Je n'aurai aucun revenu si je ne trouve pas de travail rapidement. Ayant un préavis de 2 mois à effectuer ( dont un durant la fin de mon congé parental ) , je suis donc censé reprendre mon poste pour le dernier mois de préavis.
Puis je transformer cette demission en abandon de poste, si je ne viens pas effectuer mon dernier mois de préavis et que je ne présente pas d'arrêt maladie ?
Le fait d'avoir envoyer une demande de démission, rend elle l'abandon de poste impossible.

Merci de votre aide.

2 réponses

Messages postés
5882
Date d'inscription
mardi 23 avril 2019
Statut
Modérateur
Dernière intervention
19 septembre 2020
3 568
Bonjour,

Si vous abandonnez votre poste durant le préavis vous risquez d'être condamné à payer votre employeur pour la durée non effectué.

Mais vous n'avez pas pris la mauvaise décision. Si vous décidez de quitter votre emploi et que la rupture conventionnelle est refusée, c'est bien une démission qu'il faut déposer.
Bonjour et merci de votre réponse. Cette condamnation a payer a mon employeur le preavis non effectué et aussi possible lors d'un abandon de poste simple ( sans avoir envoyé de demande de démission ) ?
Messages postés
19975
Date d'inscription
mercredi 18 avril 2007
Statut
Contributeur
Dernière intervention
18 septembre 2020
7 472
Je n'aurai aucun revenu si je ne trouve pas de travail rapidement.
Option A : la démission. Si au bout de 4 mois vous n'avez pas trouvé de travail, vous pourrez demander à pole emploi le réexamen de votre situation, et bénéficier du chômage sous réserve de prouver une recherche active d'emploi (ce qui n'est pas bien compliqué).
Pendant ces 4 mois, vous pouvez commencer un emploi à n'importe quel moment.

option B : le licenciement pour absence injustifiée (familièrement appelé abandon de poste). C'est un licenciement pour faute grave, zéro indemnité, mais on touche le chômage. Par contre, comme tout licenciement, il y a des process à respecter. ce qui fait qu'au minimum, si l'employeur veut être sympa et faire les choses au plus vite, il faut compter 6 semaines sans salaire. Dans le cas d'une absence injustifiée, c'est toujours un peu plus complexe, et en gros, si tout se passe bien, il faut compter entre 2 et 3 mois sans salaire.
3 mois pendant lesquels vous n'avez pas le droit de travailler ailleurs.
Et ça bien sur, c'est quand tout se passe bien. On a régulièrement des gens qui viennent ici au bout de 6 mois d'abandon de poste pour demander comment faire pour forcer l'employeur à les licencier (réponse : on peu pas).
De nombreuses personnes semble comprendre de façon erronée la loi qui dit qu'un employeur ne peut licencier que dans les 2 mois qui suivent la faute. Ils semblent comprendre que ça veut dire que l'employeur est obligé de licencier. Ce n'est pas le cas. L'employeur peut juste attendre et ne jamais sanctionner.

Donc en résumé :
option A au pire, 4 mois sans revenu (dans le cas ou vous ne trouvez pas de boulot en 6 mois).
option B entre 3 et 12 mois sans revenus, et vous ne pouvez même pas prendre un poste si vous en trouvez un dans la période.

Donc la démission reste globalement une meilleure solution que l'abandon de poste.
Bien évidemment, la meilleure solution de toute consistait à trouver un emploi (ou au minimum à sonder le marché pour être confiant d'en trouver un dans les deux mois du préavis) avant de démissionner.
Bonjour, et merci pour votre réponse. Oui c'est sûr que vu comme ça, la démission est en effet la meilleure option. Aucun regret dans ce cas d'avoir demandé une démission.
Merci bonne journée à vous.
Dossier à la une