Ex conjoint violent et garde d’enfant à naître

- - Dernière réponse :  Ginagina7 - 11 sept. 2019 à 10:50
Bonjour,
Je viens vers vous car j’ai un grand besoin de réponses concrètes.
J'étais dans une relation on/off avec le papa de mon enfant à naître pendant un peu plus d’1an. Très rapidement après le début de cette relation, de la violence verbale et psychologique s’est mise en place (dénigrement, rabaissements sur la ton de la plaisanterie etc.) ce qui causait beaucoup de tension dans notre couple. Une fois ne supportant plus d’être constamment traiter de la sorte je lui demande de partir, il éclate mon iphone neuf sur le sol...
Je tiens à préciser qu’il vivait chez moi à 95% du temps, ne travaillant pas, ne suivant pas ses études il ne disposait d’aucun revenu.
À ceci s’est rajouté au bout de quelques mois l'infidélité. J’ai découvert qu’il me trompait avec la même fille régulièrement et qu’il m’avait trompée avec au moins 4 filles différentes. Oui je l’ignorais mais monsieur à une sorte de « boulimie » de femmes et de sexe qu’il lui est difficile de contrôler. Je l’aimais, j’ai pardonné. Lorsque nous nous sommes revus suite à ce pardon peu de temps après, j'étais très affectée et cela n’avait fait que renforcer les insécurités qu’il avait davantage creusées. Dés qu’il est arrivé chez moi il voulait un rapport sexuel que je lui ai refusé les larmes aux yeux encore sous le choc de son comportement passé (et que malgré ses promesses il continuait dans mon dos, j’en avais les preuves sur ses réseaux sociaux chaque jour). Je lui ai tout de même cédé les larmes coulant sur mes joues pendant ce rapport qui fut brutal (c’etait la première fois qu’il se comportait ainsi au lit). Quelques semaines après ce rabibochage je découvre qu’il continue à vouloir séduire des tas de filles sur des applications, des sites et ses réseaux sociaux en se faisant passer pour célibataire, je n’en pouvais plus j’étais à bouts psychologiquement je l’ai mis dehors. Je l’ai bloqué de partout et me sentait enfin soulagée. Il est revenu m’écrire sur facebook moins d’un mois après, de loooooongs monologues reconnaissant ses torts, demandant pardon et me remerciant se tout ce que j’avais fais pour lui. J’ai fais l’erreur de répondre, et de fil en aiguille me laissant totalement manipulée on a fini par se revoir. Je découvre au bout de quelques semaines qu’il est en fait en couple avec une autre fille, avec qui il s’est mis moins de 2j après que je l’ai mis à la porte ! De plus, il continuait a coucher avec la fille avec qui il me trompait et alternait les « entrevues » entre chacune de nous 3. Je mets de nouveau fin. Ces 2 filles me contacte pour me dire qu’il les a contaminées avec la clamydiae (mst), ce qu’il a reconnu et admis (oui parce qu’il refuse catégoriquement le port du préservatif) de cette façon « c’est bon c’est rien je suis pas fou pour attraper le sida non plus ». Ce qu’on m’avait diagnostiqué comme étant probablement une infection urinaire était donc en fait cette mst. L’une d’elle me dit qu’il l’avait cassé son téléphone et tabassée pour une histoire de messages à d’autres gars mais je l’imaginais mal frapper une femme... Suite à ces rebondissements il semblait vraiment complètement déprimé et déterminé à changer se rendant compte qu’il détruisait tout autour de lui. Par compassion et parce que je croyais en lui, j’ai gardé contact pour essayer de le tirer vers le haut.
1 mois et demi après ayant pris la décision définitive de le sortir de ma vie et ayant couper les ponts depuis quelques jours pour enfin me sortir moi même de cet Enfer psychologique, j’apprends que je suis enceinte... Décision personnelle sur laquelle je ne veux pas m'étendre je le garde et l’en informe immédiatement lui précisant que je n’exige absolument rien financièrement ou même en terme de présence de sa part me sentant coupable de lui imposer mon choix. De là et pendant plus d’1 mois ce fut des insultes quotidiennes, ignobles, immondes, de la diffamation, des injures à caractère raciale (il est d’origine camerounaise et je suis française), un chantage et une pression psychologique m’ordonnant d’aller me suicider (2e fois en moins de 6mois l’incitation au suicide) etc etc. Il revenait sans cesse avec des excuses et des discours dignes de films romantiques après ca. Quelques semaines après, aux aurores, il vient chez moi dans la nuit, casse ma boîte aux lettres et défonce ma porte pour rentrer chez moi (je ne répondais pas à la sonnette, voulant lui faire penser que je n’étais pas la et espérant qu’ainsi il rentrerait chez lui), me voyant bien là il m’insulte, inverse les rôles me faisant passer pour la mauvaise qui ne veut pas ouvrir et me frappe, me bouscule, m’attrapp par le cou (enceinte de 2mois) en m’insultant et en me disant que j’aurais du me suicider entre autres... j’ai appelé mon père et les flics.
Après moults dialogues, moins d’1 mois plus tard nous revoilà ensemble (svp ne me jugée pas, j’en ai honte aujourd’hui mais il faut vivre l’emprise psychologique et être amoureuse pour comprendre). Moins d’1 semaine après il décide qu’en fait non ca n’en vaut pas la peine et met un terme à notre relation parce qu’il a des « pulsions », sent qu’il « retombe dans ses travers » et veut soi disant m’en protéger. On n’est donc plus ensemble, mais on continue de se voir de temps en temps comme si on était un couple et je continue de l’aider matériellement et financièrement.. à l’intérieur de moi même je suis à nouveau effondrée et après toutes ces violences j’ai été en arrêt maladie plus d’1 mois et demi.
Après avoir découvert de nouvelles choses sales et tordues qu’il faisait je décide de mettre des distances. A partir de là, re insultes entrecoupées d’excuses et de monologues ou il se montre délicieux. J’ai arrêté de répondre à ses appels et sms, depuis 3 mois on a du se parler que 4 fois et à chaque fois il me traite de folle, dis que sa fille lui appartient, qu’elle est à lui et qu’il me laissera pas la prendre, qu’il ira en justice etc etc.
J’ai vécu cette grossesse très difficilement émotionnellement dû à son comportement en montagnes russes et étant quasiment au terme, j’ai très peur qu’il me prenne ma fille, qu’on lui accorde une garde partagée ou un droit de visite chez lui.
Avec tous les éléments que je viens de vous communiquer sur son « cas » comment la justice peut elle me protéger de lui mon enfant et moi ?
(Merci à tous d’avoir lu en entier, et encore j’ai résumé aux grandes lignes)
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Merci
Bonjour,

" j’ai résumé aux grandes lignes"
Non, un résumé aux grandes lignes, ce serait ça :
"je suis tombée enceinte d'un taré et je ne voudrais pas qu'il puisse approcher ma fille... comment faire ?"

Ceci étant dit, il n'y a pour l'instant rien à faire.
Vous ne pourrez pas non plus l'empêcher de reconnaître l'enfant, surtout si elle est de lui.
Pour les droits de garde, refusez-lui et laissez-le faire auprès de la justice. Il sera temps de vous expliquer devant le juge à ce moment-là...

Bon courage. Cordialement.

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Bonjour,

Si si je vous assure que c’est un résumé qui ne représente même pas 1/10e de tout ce qu’il a me faire ou dire mais bref.

Je sais déjà tout ca, je demande si justement quelqu’un peut me dire si il est régulièrement accordé à un parent avec ce genre de comportement des largesses auprès de son enfant ? Avec la vie qu’il mène et ce qu’il m’a fait subir, que peut on lui permettre vis à vis d’elle ?
J’ai énormément lu qu’en France on privilégiait les médiations pour que l’enfant puisse bénéficier de la présence de ses 2 parents autant que possible (ce qui en soi est une bonne chose, sauf cas particuliers..) et même que beaucoup de juges pensaient de la façon suivante : « un conjoint/mari violent peut aussi être un bon père »
gt.55
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2039 > Ginagina7 -
Eh bien voilà, vous avez la réponse...
Tout dépendra du juge sur lequel vous allez tomber lorsque vous refuserez au père de voir sa fille.

Je le redis, vous ne pouvez rien faire pour le moment et personne ne peut prédire comment cela se passera le moment venu !

Vous avez vous-même supposé que ce gars pourrait faire un bon père malgré tout ce qu'il vous a fait subir, il n'y a donc a priori pas de raison pour qu'un juge qui ne le connait pas ne pense pas la même chose...

Désolé, mais c'est comme ça.
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Merci
Non justement je ne pense pas que quelqu’un avec de tels désordres mentaux puisse faire un bon père, je me désole simplement de constater la tendance des juges à le croire...
J’aimerais simplement des réponses à mes questions svp : conditions pour droits de visite, conditions garde alternée ou garde partagée, à partir de quelle âge ? Ses antécédents peuvent ils restreindre ses droits ? Le JAF peut il demander une « expertise psychologique » ? Ou une visite d’assistante sociale à son domicile ? Etc.
Energizor
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9527 -
Bonjour,

"conditions pour droits de visite"
Celles que le juge fixera, dans l'intérêt de l'enfant, si le père de l'enfant saisit le juge aux affaires familiales.

" conditions garde alternée ou garde partagée"
Celles que le juge fixera, dans l'intérêt de l'enfant, si le père de l'enfant saisit le juge aux affaires familiales.

"Ses antécédents peuvent ils restreindre ses droits ? "
Oui.

"Le JAF peut il demander une « expertise psychologique » ? Ou une visite d’assistante sociale à son domicile ?"
Oui et oui. Cela vaut d'ailleurs pour les deux parents si le juge estime que c'est nécessaire.
gt.55
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2039 -
"Non justement je ne pense pas que quelqu’un avec de tels désordres mentaux puisse faire un bon père"
Vous avez quand même accepté de faire un enfant avec lui ! D'où ma remarque...

Pour le reste, "Energizor" vous confirme qu'il n'y a rien à entreprendre pour le moment et que tout dépendra du juge.
Je ne demande pas si il y a quoi que ce soit à entreprendre maintenant ... juste des réponses concrètes sur ce qu’un juge peut exiger ou non afin qu’un enfant soit hébergé chez l’autre parent, pour que le dit parent ait un droit de visite etc. si quelqu’un peut me répondre ou a déjà été dans la même situation ?
Dans quels cas un juge peut demander une expertise psychologique ? Comment cela se passe-t-il ? Mêmes questions pour l’assistance sociale ? Comment ca se passe ? Restreindre ses droits de quelle façon ?
Ah et une dernière question que j’avais oublié d’éluder : la mise en place d’une pension alimentaire entre parents séparés est elle systématiquement fixée ? Si non, sous quelles conditions ? Et si elle est fixée alors que le parents n’est pas solvable, que se passe-t-il ?

Sans rentrer dans les détails, non je n’ai pas accepté de faire un enfant avec lui, c’est arrivé alors que ça n’aurait pas dû c’est tout.
gt.55
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2039 -
Mais vous avez déjà toutes les réponses : il n'y a pas de règle générale et chaque cas est traité en fonction des protagonistes...
Le juge ne demande pas d'expertise psychiatrique, sauf s'il l'estime nécessaire. Et PERSONNE ne peut vous dire MAINTENANT si ce sera le cas ou pas dans votre situation.
Enfin, un juge n'est pas un idiot... si l'un des parents n'est pas solvable, il n'exigera pas de lui le versement d'une pension alimentaire !
Évidemment qu’il n’y a pas de règle générale. Il y a néanmoins des tendances selon le comportement de chacun des parents.
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