Payer des charges pour un service inexistant

tom67 -  
 tom67 -
Bonjour,
J'ai emménagé en octobre 2009 dans un appartement, qui comprend dans les charges une piscine extérieure chauffée.
Le hic, c'est qu'à ce jour, la piscine est toujours en "chantier" (j'entends par là qu'aucune entreprise n'est venue travailler dessus depuis plusieurs mois...), elle est donc inaccessible.
Ayant emménagé en octobre, je me doutais bien que je ne pourrais en profiter avant les beaux jours, mais nous sommes à présent fin mai et rien n'a bougé.
Est-ce légal de faire payer des charges pour quelque chose qui "n'existe pas" mais qui est prévu, comme dans mon cas? Y'a-t-il un recours quelconque pour faire avancer les choses?
Merci d'avance

6 réponses

BarbieTM Messages postés 14105 Date d'inscription   Statut Contributeur Dernière intervention   5 783
 
Bonjour,

Je suppose que la piscine est prévue au bail ?
Avez vous envoyé des courriers en reco A/R à votre bailleur pour le mettre end emeure de faire exécuter les travaux et mettre ainsi les équipements en conformité avec votre bail, ou de vous proposer une diminution de loyer en conséquence ? Si non, il est temps de le faire.

Votre recours pour les charges se situe dans la régul annuelle : votre bailleur doit vous fournir les justificatifs sur les charges qu'il vous fait payer... Demander les pour la période d'octobre à décembre. Et demandez le remboursement du trop perçu... s'il y a lieu (c'est un travail de fourmi de vérifier ligne à ligne, mais vous devriez trouver rapidement celle qui vous intéresse pour la piscine).
Vous ferez la même chose l'an prochain pour l'année 2010.
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BarbieTM Messages postés 14105 Date d'inscription   Statut Contributeur Dernière intervention   5 783
 
Si la piscine est bien mentionnée au bail, nul besoin de texte de loi : le contrat doit être respecté, point...

Pour le décompte de charges, le texte est celui ci :

Loi n°89-462 du 6 juillet 1989
Article 23
Modifié par Loi n°2006-872 du 13 juillet 2006 - art. 88 JORF 16 juillet 2006

Les charges récupérables, sommes accessoires au loyer principal, sont exigibles sur justification en contrepartie :


1° Des services rendus liés à l'usage des différents éléments de la chose louée ;


2° Des dépenses d'entretien courant et des menues réparations sur les éléments d'usage commun de la chose louée. Sont notamment récupérables à ce titre les dépenses engagées par le bailleur dans le cadre d'un contrat d'entretien relatif aux ascenseurs et répondant aux conditions de l'article L. 125-2-2 du code de la construction et de l'habitation, qui concernent les opérations et les vérifications périodiques minimales et la réparation et le remplacement de petites pièces présentant des signes d'usure excessive ainsi que les interventions pour dégager les personnes bloquées en cabine et le dépannage et la remise en fonctionnement normal des appareils ;


3° Des impositions qui correspondent à des services dont le locataire profite directement.


La liste de ces charges est fixée par décret en Conseil d'Etat. Il peut y être dérogé par accords collectifs locaux portant sur l'amélioration de la sécurité ou la prise en compte du développement durable, conclus conformément à l'article 42 de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 précitée.


Les charges locatives peuvent donner lieu au versement de provisions et doivent, en ce cas, faire l'objet d'une régularisation au moins annuelle. Les demandes de provisions sont justifiées par la communication de résultats antérieurs arrêtés lors de la précédente régularisation et, lorsque l'immeuble est soumis au statut de la copropriété ou lorsque le bailleur est une personne morale, par le budget prévisionnel.


Un mois avant cette régularisation, le bailleur en communique au locataire le décompte par nature de charges ainsi que, dans les immeubles collectifs, le mode de répartition entre les locataires. Durant un mois à compter de l'envoi de ce décompte, les pièces justificatives sont tenues à la disposition des locataires.


Pour l'application du présent article, le coût des services assurés dans le cadre d'un contrat d'entreprise correspond à la dépense, toutes taxes comprises, acquittée par le bailleur.


Citez dans le courrier ce qui correspond à votre litige.
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tom67
 
Bonjour,

Personne ne peut me répondre? Un mois plus tard, toujours aucun changement alors que nous arrivons au mois de juillet...
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falou
 
je suis dans le même cas que vous. Demain les locatairtes et moi même se rassemblent pour voir ce que l on peut faire et agir de suite
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tom67
 
Bonjour,

Toujours pas d'avancée, cela commence à bien faire...
Personne ne peut m'aiguiller vers une résolution de mon problème?
Quel recours puis-je engager afin de stopper le prélèvement jusqu'à la date de mise en service effective? Et par la même, me faire rembourser les 10 mois de charges concernant l'entretien de ladite piscine?

Merci d'avance.
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tom67
 
Bonjour,

Un petit UP, car toujours pas de piscine en vue, alors que nous sommes au mois d'août... Près de 10 mois de charges payés pour son entretien pour rien...

Un peu d'aide serait la bienvenue...

Merci d'avance
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tom67
 
Merci de votre réponse.

J'ai pensé à envoyer une LRAR, mais étant donné que je ne connais rien au droit, j'ai préféré attendre d'avoir quelques bribes d'informations ou tuyau pour garnir ma lettre :) Y'a-t-il un texte de loi en rapport avec ceci, afin que je puisse appuyer ma demande?

Je demanderai également le décompte des charges pour les 3 premiers mois à cette occasion.

En espérant avoir une réponse rapide de leur part.....

Merci encore
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tom67
 
Merci beaucoup!

Je pense qu'avec ceci, j'ai assez d'éléments pour faire bouger un peu les choses. La LRAR partira dans la semaine. Merci infiniment!
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