Comment gérer un bien mis à la location touristique

Bonjour,

je gère des meublés de tourisme depuis de longues années. Pour l’un d’entre eux situé à Annecy j’ai un problème avec le syndic de copropriété.

Ce syndic a fait voter en assemblée générale l’interdiction de meublés de tourisme dans la résidence. Les co-propriétaires ont voté pour à la majorité des 2/3.

J’ai fait intervenir un avocat pour faire valoir mes droits puisque dans le règlement de copropriété initial rien n’interdisait les activités commerciales.

Pensez-vous que j’aurais gain de cause.

bien cordialement,

Maryse Vittoz 

6 réponses

  1. Bonjour,

    Impossible à dire car cela va dépendre :

    1- des arguments exposés par votre avocat
    2- de ce que va entendre et décider le juge

    Déjà vous ne dites rien sur :

    * le délai entre la notification du PV de l'AG et l'assignation par l'avocat
    * si vous avez voté contre ou étiez défaillant à l'AG
    * sur la rédaction de la résolution votée ET notifiée au PV
    etc..

    Tout cela peut aider à apporter une réponse .... 

    1. Contributeur

      Bonjour

      en copropriété ; l'AG est souveraine

      sur proposition du syndic ; elle peut très bien modifier un règlement de copropriété

      ensuite il suffit pour le syndic de faire le nécessaire administrativement


      1. Bonjour,

        L'expression:  " L'assemblée est souveraine " ne veut rien dire. Ne pas confondre assemblée générale des copropriétaires avec tribunal du peuple.

        La règle générale est que ce qui n'est pas interdit est autorisé.

        L'issue dépend de la destination de l'immeuble telle qu'elle résulte du règlement de copropriété, de la consistance et de la situation de l'immeuble.

    2. Modérateur

      Bonjour, 

      A priori, si le règlement n'interdisait pas les activités commerciales, la majorité nécessaire restait l'unanimité. 

      Par contre, ne perdez pas de temps, avocat ou pas, vous n'avez que deux mois pour contester, après, ce sera trop tard. 


      1. à la remarque de dna.factory, il faudrait savoir si le RdC "autorise" ou ne dit rien.

        Si le RdC "autorise" explicitement, un juge peut considérer qu'il y a modification de destination de la partie privative et peut effectivement dire : unanimité.

        Si le RdC est muet et suivant la rédaction de la résolution VOTEE, on peut considérer une modification de l'utilisation des parties communes.

        Conclusion : il est difficile, de se prononcer et de répondre à la question initiale, sans plus d'infos...

        1. 7.bonjour,

          la loi Le Meur 2024-1039 votée le 19 novembre 2024, fait obligation pour les loueurs de se déclarer à leur syndic pour en informer l'.A.G. en application de l'article 9.2 de la loi 65-557.

          la même loi Le Meur offre la possibilité de voter l'interdiction des locations en meublés touristiques  dans l'immeuble suite à la modification de l'article 26 de la loi 65-557 qui indique:

          d) La modification du règlement de copropriété qui concerne l'interdiction de location des lots à usage d'habitation autres que ceux constituant une résidence principale, au sens de l'article 2 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de laloi n° 86-1290 du 23 décembre 1986, en meublés de tourisme au sens du I de l'article L. 324-1-1 du code du tourisme.

          La modification prévue au d du présent article ne peut être décidée que dans les copropriétés dont le règlement interdit toute activité commerciale dans les lots qui ne sont pas spécifiquement à destination commerciale.

          salutations

          1. Tervelles a cité le bon article. Depuis la loi Le Meur de novembre 2024, l'art. 26 de la loi de 65 autorise le vote aux deux tiers pour interdire les meublés de tourisme, mais seulement si le règlement de copro interdit déjà toute activité commerciale dans les lots qui ne sont pas à destination commerciale. Si le vôtre ne l'interdit pas, la résolution est contestable sur ce point.

            Surveillez surtout le délai. L'art. 42 de la même loi laisse deux mois à compter de la notification du PV pour assigner, à peine de déchéance. Vérifiez avec votre avocat la date de réception du recommandé et que l'assignation part avant.