Précarité logement expulsion report rupture conventionnelle [Résolu]

Signaler
-
Messages postés
19947
Date d'inscription
mercredi 18 avril 2007
Statut
Contributeur
Dernière intervention
14 septembre 2020
-
Bonjour,
Actuellement en CDI après avoir eu 1 stage de 6mois et 2 CDD.
Voila mon problème, j'habite dans une résidence étudiante depuis le début de mon stage, malheuresement je viens de recevoir une mise en demeure de quitter la résidence avant mi octobre sous peine d'etre expulsée car je ne peut plus prétendre à une résidence étudiante.
J'habite en région parisienne, proche de Paris. Cela fait un an et demi que je cherche un nouveau logement malheuresement je gagne juste un peu plus que le smic, et comme il faut gagner 3X le loyer, vous l'aurez compris mon dossier est toujours refoulé pour prendre une personne qui gagne beaucoup plus que mois. Pour info, en région parisienne, on est autour de 600 euros au minimum pour un petit studio. Idem résidence jeune travailleur, tout est complet.
Il y a une semaine, je demande une rupture conventionnelle qui m'a été accordé vu l'urgence de la situation. J'ai eu un premier entretien avec la RH pour qu'elle m'explique le processus. Nous avons fixé mon départ aux alentour du 28 octobre 2020. Mais le soir même ma chef me prend en entretien pour me dire que finalement il y a eu beaucoup de départ dans l'entreprise et qu'ils aimeraient repousser mon départ pour fin décembre! Je lui explique que vu ma situation je n'ai pas la possibilité de rester plus tard que fin octobre, que je ne peux pas me retrouver à la rue juste pour aller travailler. Mais celle-ci me cite "on ne peux pas faire avec les problèmes personnels de tout le monde, ce n'est pas mon soucis. Nous avons besoin que tu restes jusqu'a fin décembre"

SVP je vais me retrouver à la rue pendant 2 mois, je ne sais pas quel recours je peux avoir.
Je suis dans l'urgence, puis-je saisir les prud'hommes?
Pensez vous que je puisses démissionner et pouvoir percevoir directement mon chomage?

De plus, ils nous ont fait travailler pendant tout le confinement tout en percevant les aides de l'Etat et du chomage partiel (j'ai énormément de mail qui le prouve)

Merci de m'avoir lu je suis en grande détresse psychologique et sociale.

Cordialement.

4 réponses

Messages postés
34064
Date d'inscription
samedi 22 mai 2010
Statut
Membre
Dernière intervention
14 septembre 2020
6 902
La rupture conventionnelle étant un accord commun sils ne veulent pas rien à faire chômage ne donne droit à rien
Si votre absolue priorité est de quitter ce job, et Paris, pour le 15/10, il n'y a que la possibilité de démissionner dés lundi. En esperant que vous n'ayez pas plus d'un mois de préavis.
Messages postés
36968
Date d'inscription
mercredi 5 novembre 2003
Statut
Modérateur
Dernière intervention
14 septembre 2020
2 541
salut

Résidence étudiante du CROUS ?
Messages postés
19947
Date d'inscription
mercredi 18 avril 2007
Statut
Contributeur
Dernière intervention
14 septembre 2020
7 431
Pour commencer, considérez que vous n'aurez PAS cette rupture conventionnelle.
L'employeur n'a aucune obligation de vous la proposer, ni aujourd'hui, ni jamais.
Et vous n'avez aucun moyen légal de l'y obliger.

Maintenant, vous avez grosso modo deux solutions, et ça dépend de votre objectif à long terme dans la vie.

Le premier CDI est toujours critique que ce soit pour se faire une expérience ou se constituer un réseau. Et il est généralement admis qu'on fasse quelques sacrifices et concessions.

Je suppose que quand vous parler de quitter votre emploi, c'est pour retourner chez vos parents ?
Pour moi c'est la mauvaise solution. En faisant ça, vous risquez de perdre tous les bénéfices du stages, des CDD et du CDI.
Sans parler du fait que si vous avez besoin de quitter l'emploi actuel, on peut supposer que vos parents habitent loin de Paris, et donc vous allez quitter le plus gros bassin d'emploi durant la pire crise économique du siècle.
Si malgré tout vous persistez dans ce choix, la solution est simple et a déjà été indiquée. Vous posez votre démission. Vous ne toucherez pas de chômage dans l'immédiat, mais si c'est pour aller vivre chez vos parents, c'est pas si grave vu que vous n'aurez plus de loyer à payer. Et si dans 4 mois vous n'avez pas retrouvé de boulot, vous pourrez redemander l'examen de votre situation, et si vous arrivez à prouver une recherche active d'emploi (pas très compliqué), vous devriez bénéficier du chômage.

L'autre solution consiste à s'accrocher. A faire les sacrifices dont je vous parlais plus haut. A accepter que ce premier CDI vous fasse perdre de l'argent à court terme.
Je suis vraiment surpris qu'aucun des 100 FJT de paris n'aient de place, et je ne parle pas des 350 de la région parisienne.

Quand à trouver un logement à moins de 450, en région parisienne, vous pouvez oublier les logements sociaux pour le moment. Il faudra donc chercher dans le privé.
Certes, ça me semble improbable Intra-muros, mais c'est possible encore une fois en région Parisienne.
Alors oui, ça risque fortement d'être loin et mal desservi. De générer 90 minutes de transport matin et soir.
Mais il va falloir se faire une raison. Accepter une situation dégradée transitoire le temps de trouver des situations à plus long terme.
Vous aurez surement plus de chance auprès des particuliers que les agences, ces derniers n'ayant pas forcément recours à une assurance loyer impayés, et n'étant donc pas tenu à la regle du salaire = trois fois le loyer.
Il faudra bien sur faire attention aux marchands de sommeils et autres arnaqueurs qui seront trop heure de vous vendre du rêve.

Un assistante sociale devrait pouvoir vous aider. Mais au final, ce sera à vous de vous bouger.
Dossier à la une