La contrefaçon : définition et sanctions

La contrefaçon est un délit sanctionné par la loi. Comment est définie la contrefaçon et quelles sont les sanctions en cas d'achat ou de vente de contrefaçons ?

Vêtements, aliments, téléphones, jouets, produits cosmétiques, médicaments... la contrefaçon touche de nombreux produits de la vie quotidienne. Le point sur la procédure et les sanctions prévues par la loi française pour lutter contre cette infraction.


Définition

La contrefaçon est une atteinte illégitime au droit de propriété intellectuelle. Elle résulte de la reproduction ou de l'imitation d'un produit sans en avoir le droit. Les personnes s'adonnant à cette activité sont désignées sous le vocable de contrefacteurs.

La contrefaçon donne souvent lieu à la reproduction d'éléments caractéristiques qui fondent l'identité du produit. En France, la contrefaçon est prise en compte par diverses disciplines comme le droit commercial, le droit de la propriété intellectuelle ou encore le droit administratif. La contrefaçon, lorsqu'elle est avérée, donne lieu à d'importantes sanctions pénales.

La loi française considère ainsi la contrefaçon comme un délit portant atteinte au droit de propriété intellectuelle. Cette infraction est réprimée par le Code de la propriété intellectuelle en vue de protéger le titulaire d'une marque enregistrée contre la contrefaçon constituée par l'imitation, la reproduction, l'usage ou l'apposition d'une marque identique ou similaire.

Outre les marques, la contrefaçon peut également porter sur des inventions (brevet d'invention), des dessins et modèles ainsi que des oeuvres artistiques.

Dangers et sécurité

Mais au delà du respect des droits du titulaire de la marque, la contrefaçon représente également une menace pour les consommateurs susceptibles d'acquérir un produit de mauvaise qualité ou pouvant mettre en danger leur santé du fait du non-respect des normes de sécurité par le contrefacteur. Pour l'ensemble de ces raisons, la loi réprime lourdement la vente ou l'achat de contrefaçons.

Peines encourues

Outre la réparation civile due au titulaire de la marque et une éventuelle saisie des produits ou services contrefaits, la contrefaçon expose également à des sanctions pénales. La loi la sanctionne ainsi d'une peine maximale de 6 ans d'emprisonnement et de 400 000 € d'amende. Le montant de cette peine est doublé en cas de récidive.
En cas de produits contrefaisants, dangereux ou en lien avec un réseau criminel, la peine maximale encourue est portée à 7 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende.

Délai pour agir

En cas de contrefaçon, le propriétaire d'un droit de propriété intellectuelle peut agir devant les tribunaux pour faire valoir ses droits. Il doit le faire dans les 5 ans s'il compte agir devant les juridictions civiles, et de 6 ans pour une action au pénal devant le tribunal correctionnel. Le point de départ du délai est fixé au jour où le requérant a eu connaissance ou aurait raisonnablement pu avoir connaissance du dernier fait justifiant l’action.

Achat de contrefaçons

La douane effectue de nombreux contrôles, notamment dans les ports et les aéroports. Si vous achetez des produits contrefaits à l'étranger et que vous êtes contrôlé par la douane, vous vous exposez à des sanctions pénales. Mais en général, la douane transige avec la personne contrôlée afin de régler rapidement l'affaire. Si la douane découvre la marchandise contrefaite (y compris lorsque vous la portez sur vous !), elle procédera à sa destruction. Vous risquez en outre une amende dont le montant est compris entre une et deux fois la valeur de l'objet de la fraude (et non la valeur de votre achat).

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