Rupture conventionnelle comment faire

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Je suis en CDI dans la vente en pâtisserie depuis le 12 octobre 2020 et ma patronne me reproche sans cesse mes arrêts de travail (2 arrêts de deux jours chacuns en 5 mois)

J'ai été diagnostiqué d'une aponevrosite plantaire (forte douleur sous le pied) et pour ne pas me faire pourrir j'ai écourté mon arrêt de travail pour retourner travailler mais ma situation au niveau des pieds a empiré et jai maintenant mal aux deux pieds. Jaurais du prolonger mon arrêt mais à la place j'ai aggravé mon problème et je suis encore en arrêt et ma patronne me met la pression pour faire une rupture conventionnelle mais je n'ai aucune idée de quels sont mes droits et de ce que je peux demander, que dois je faire?

Jai lu que je peux être accompagnée mais cela peut il être un de mes proches?

Merci

1 réponse

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Bonjour,

La patronne ne veut plus de vous, donc si vous refusez la rupture conventionnelle elle va vous pourrir la vie puis vous trouver des fautes pour vous licencier.

La rupture conventionnelle permet d'éviter cela, elle vous propose une somme d'argent (à négocier) et vous gardez vos droits au chômage si vous en avez.

A vous de voir si vous préférez faire passer votre santé en premier ou que vous voulez vous accrocher (problème de pied+stress à cause du harcèlement de la patronne).

On peut se faire accompagner pour un entretien préalable à sanction, là il semble que ce soit juste une réunion informelle et dans ce cas vous ne pouvez pas être accompagné.

Le mieux est simplement d'expliquer à la patronne que vous acceptez une rupture conventionnelle en échange d'une somme représentant 4 mois de salaire et que cela lui évite de passer aux prud'hommes si elle vous licencie, de devoir payer un avocat et peut-être d'être condamnée à de forts dommages et intérêts pour discrimination médicale.

vous restez poli, vous lui dites juste ça et vous finissez par dire "je vous propose d'y réfléchir et vous pourrez me donner votre réponse dans quelques jours".

Vous aurez cette somme + le chômage (si vous avez déjà travaillé avant le 12 octobre 2020).

Attention à propos du chômage :

https://www.pole-emploi.fr/candidat/mes-droits-aux-aides-et-allocati/ce-qui-change-en-matiere-dalloca/baisse-de-la-duree-daffiliation.html

La durée d’affiliation minimale pour ouvrir ou recharger des droits à l’assurance chômage était fixée à 6 mois depuis le 1er novembre 2019. Cette durée minimale a été baissée à 4 mois à compter du 1er août 2020 jusqu'au 31 mars 2021. Pôle emploi fait le point sur les questions qui peuvent se poser.


si vous êtes licencié avant le 31 mars 2021, 4 mois de travail suffisent à toucher le chômage.
mais après cela repasse à 6 mois.

Bonsoir,
Bonsoir,
Tout d'abord merci pour votre réponse

Pour plus d'informations ce travail est mon premier CDI en 35h, et mes seules expériences professionnelles ont été des CDD de 2 mois chacun en été et hiver 2019, donc je ne suis pas sure d'avoir droit au chômage après cette rupture (quoi que je crois que ça a été changé à 4 mois de travail donc ça devrait être bon je suppose)
J'ai également passé le mois de novembre au sein de cette entreprise en chômage partiel mais apparemment ça compte pour le chômage d'après ce que j'ai lu.

Cela fais des semaines que je ne pense qu'à partir parce que l'ambiance est très toxique et elle est très passive agressive avec moi donc même si j'aurais voulu continuer à travailler et encaisser parce que j'ai besoin d'un travail, avec ces problèmes aux pieds ça ne seras plus supportable.

Par contre, pourquoi pensez vous que je peux m'avancer à demander 4 mois de salaire en indemnités ?

Je me permet de rajouter que je suis une personne très timide et avec très peu d'aplomb face une femme très sûre d'elle et assertive qui n'hésite pas à mentir ou changer les faits (me dire que dans toute sa carrière elle n'a jamais eu quelqu'un avec autant d'arrêts et que me reprocher d'avoir fais 2 mois de chômage partiel alors que, j'y ai été mise du 31 octobre au 6 décembre par elle sans rien demander, et que je n'ai eu que deux arrêts dont un parce que j'etait cas contact covid...) donc je ne sais pas si je me sentirais capable de lui proposer cela même si le fait de discrimination médicale est vrai et qu'elle en a je suppose conscience, même si elle est persuadée que je suis de mauvaise fois

Je m'excuse de tout ces pavés et vous remercie encore de votre réponse !
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122 > Mimichou
vous écrivez ce que je vous ai dit sur un papier et vous lui dites que vous avez été voir un avocat et qu'il a dit de dire cela en lui lisant le papier.

si vous avez peur de lui parler vous écrivez sur le papier ce que j'ai dit et vous lui tendez le papier et elle le lira elle-même.

que vous ayez peur n'est pas le problème, il faut que ELLE ait peur de se retrouver devant les prud'hommes et si vous lui dites que ça vient d'un avocat elle aura peut être envie de régler le problème de façon amiable.

bien sûr personne n'est dans sa tête, elle peut très bien dire "les avocats j'en mange 10 au petit déjeuner, ça ne me fait pas peur, vous n'aurez rien du tout".