Convention d'indivision
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condorcet Messages postés 39501 Date d'inscription jeudi 11 février 2010 Statut Membre Dernière intervention 21 juin 2023 - 17 sept. 2014 à 13:03
condorcet Messages postés 39501 Date d'inscription jeudi 11 février 2010 Statut Membre Dernière intervention 21 juin 2023 - 17 sept. 2014 à 13:03
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condorcet
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17 sept. 2014 à 12:01
17 sept. 2014 à 12:01
/Mon épouse pense que cette convention passée en 2003 est à présent caduque en 2014.
La reconduction tacite d'un contrat permet de poursuivre la convention tant qu'elle n'est pas dénoncée.
Mon épouse a-t-elle raison en affirmant à son frère qu'il n'existe plus aujourd'hui de convention d'indivision entre eux ?
La convention conserve toute sa valeur jusqu'en 2015 soit 2 années après le renouvellement tacite de 2013.
Cette convention étant à durée déterminée (2ans plus UNE période de deux ans,soit quatre ans au total),ne peut en principe excéder cinq ans selon le Code Civil.Elle est bien dans les clous !
A côté des clous.
Les 5 ans prévus par le Code Civil est un délai maximum fixé par le législateur pour ne pas figer indéfiniment une indivision, avec une possibilité de reconduction tacite pour une durée égale.
Votre convention a été adoptée pour 2 ans.
Son frère prétend que le droit local d'Alsace Lorraine est différent et que cette convention perdure puisqu'elle n'a pas encore été dénoncée dans les formes.A-t-il-raison ?
Le droit local n'est pas connu des intervenants de "l'intérieur" !
.Comme ce bien comporte en partie des bâtiments d'exploitation,son frère soutient aussi (Code rural etc...) qu'il est impossible d'exiger le partage (amiable ou judiciaire) tant qu'il exercera comme exploitant agricole.
C'est l'argument qui fait mal.
Le Juge peut décider que l'unité économique de l'exploitation agricole serait mise en péril en provoquant le partage du domaine et son morcellement.
On retrouve là le comportement déviant du monde rural:J'y suis ,j'y reste.
C'est la Loi du genre.
Déloger un agriculteur relève de l'impossible.
Le Code Rural n'a pas été initié par des "urbains" !
Pour en sortir de ce problème, faire bonne figure en proposant au beau-frère, droit dans ses bottes, l'acquisition de vos droits indivis.
La reconduction tacite d'un contrat permet de poursuivre la convention tant qu'elle n'est pas dénoncée.
Mon épouse a-t-elle raison en affirmant à son frère qu'il n'existe plus aujourd'hui de convention d'indivision entre eux ?
La convention conserve toute sa valeur jusqu'en 2015 soit 2 années après le renouvellement tacite de 2013.
Cette convention étant à durée déterminée (2ans plus UNE période de deux ans,soit quatre ans au total),ne peut en principe excéder cinq ans selon le Code Civil.Elle est bien dans les clous !
A côté des clous.
Les 5 ans prévus par le Code Civil est un délai maximum fixé par le législateur pour ne pas figer indéfiniment une indivision, avec une possibilité de reconduction tacite pour une durée égale.
Votre convention a été adoptée pour 2 ans.
Son frère prétend que le droit local d'Alsace Lorraine est différent et que cette convention perdure puisqu'elle n'a pas encore été dénoncée dans les formes.A-t-il-raison ?
Le droit local n'est pas connu des intervenants de "l'intérieur" !
.Comme ce bien comporte en partie des bâtiments d'exploitation,son frère soutient aussi (Code rural etc...) qu'il est impossible d'exiger le partage (amiable ou judiciaire) tant qu'il exercera comme exploitant agricole.
C'est l'argument qui fait mal.
Le Juge peut décider que l'unité économique de l'exploitation agricole serait mise en péril en provoquant le partage du domaine et son morcellement.
On retrouve là le comportement déviant du monde rural:J'y suis ,j'y reste.
C'est la Loi du genre.
Déloger un agriculteur relève de l'impossible.
Le Code Rural n'a pas été initié par des "urbains" !
Pour en sortir de ce problème, faire bonne figure en proposant au beau-frère, droit dans ses bottes, l'acquisition de vos droits indivis.
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4 décembre 2019
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17 sept. 2014 à 12:46
17 sept. 2014 à 12:46
Bonjour,
Merci pour les réponses.
Concernant la convention d'indivision à durée déterminée de deux ans reconductible pour une durée de pareille période (je traduis soit deux ans ),mon notaire consulté
affirme ceci.
1°/C'est une convention à durée déterminée (donc maximum 5 ans).Deux ans inférieur à 5 ans était donc légal à l'époque en 2003,au départ.
2°/Reconductible pour UNE durée de pareille période,soit comme la période initiale de deux ans ayant commencé en 2003,NE VEUT PAS DIRE RECONDUCTIBLE TACITEMENT.
En effet en prétendant que la reconduction est tacite on ajoute aux termes de la convention passée initialement un qualificatif (tacite) qui n'y est pas écrit ou mentionné.
Le juriste de l'ADIL (Agence d'information logement) pense de même.Le terme tacitement ne figurant pas,la reconduction n'a lieu que pour une,et non plusieurs
durées de deux ans.Ce qui serait bien sûr le cas si les qualificatifs tacite ou tacitement avaient été expressément écrits dans la convention.Ce qui n'est pas le cas.
Selon ces deux juristes (le notaire et celui de l'ADIL) il ne faut pas ajouter dans cette convention des termes qui n'y figurent pas.
Selon la notaire la convention à durée déterminée tombe d'elle même au terme de sa durée initiale (deux ans ) ou DU renouvellement possible,ceci sans autres formalités.Un peu comme un contrat de travail CDD,renouvelable pour Une durée de pareille période (=que la période initiale).
1ère question Que penser de ces analyses ?
Pour l'argument de l'équilibre de l'exploitation je vous rejoins totalement.C'est une sacrée épine dans le pied,dont je me doutais un peu.
2ème question Le changement d'affectation de la propriété rurale (sans les terres
bien sûr).
Le neveu occupant à titre gratuit de la partie habitation (= la maison),donc ni propriétaire,ni locataire,peut-il exiger de faire des travaux pour aménager un atelier
d'artistes Alors même qu'il s'agit d'un ferme indivise à 50/50 dont il ne détient aucune quote part ?
Je croyais qu'aucun indivisaire ne pouvait transformer la nature du bien indivis sans
l'avis des indivisaires.Il s'agit ici de construction en dur dans une partie de la propriété qui de surcroit ne lui est même pas prêtée.
Merci pour les réponses.
Concernant la convention d'indivision à durée déterminée de deux ans reconductible pour une durée de pareille période (je traduis soit deux ans ),mon notaire consulté
affirme ceci.
1°/C'est une convention à durée déterminée (donc maximum 5 ans).Deux ans inférieur à 5 ans était donc légal à l'époque en 2003,au départ.
2°/Reconductible pour UNE durée de pareille période,soit comme la période initiale de deux ans ayant commencé en 2003,NE VEUT PAS DIRE RECONDUCTIBLE TACITEMENT.
En effet en prétendant que la reconduction est tacite on ajoute aux termes de la convention passée initialement un qualificatif (tacite) qui n'y est pas écrit ou mentionné.
Le juriste de l'ADIL (Agence d'information logement) pense de même.Le terme tacitement ne figurant pas,la reconduction n'a lieu que pour une,et non plusieurs
durées de deux ans.Ce qui serait bien sûr le cas si les qualificatifs tacite ou tacitement avaient été expressément écrits dans la convention.Ce qui n'est pas le cas.
Selon ces deux juristes (le notaire et celui de l'ADIL) il ne faut pas ajouter dans cette convention des termes qui n'y figurent pas.
Selon la notaire la convention à durée déterminée tombe d'elle même au terme de sa durée initiale (deux ans ) ou DU renouvellement possible,ceci sans autres formalités.Un peu comme un contrat de travail CDD,renouvelable pour Une durée de pareille période (=que la période initiale).
1ère question Que penser de ces analyses ?
Pour l'argument de l'équilibre de l'exploitation je vous rejoins totalement.C'est une sacrée épine dans le pied,dont je me doutais un peu.
2ème question Le changement d'affectation de la propriété rurale (sans les terres
bien sûr).
Le neveu occupant à titre gratuit de la partie habitation (= la maison),donc ni propriétaire,ni locataire,peut-il exiger de faire des travaux pour aménager un atelier
d'artistes Alors même qu'il s'agit d'un ferme indivise à 50/50 dont il ne détient aucune quote part ?
Je croyais qu'aucun indivisaire ne pouvait transformer la nature du bien indivis sans
l'avis des indivisaires.Il s'agit ici de construction en dur dans une partie de la propriété qui de surcroit ne lui est même pas prêtée.
condorcet
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17 sept. 2014 à 13:03
17 sept. 2014 à 13:03
Que penser de ces analyses ?
Comme d'habitude, s'il y avait unanimité, la Justice n'aurait pas à intervenir dans les litiges.
Consultez un avocat spécialisé en Droit Rural.
Comme d'habitude, s'il y avait unanimité, la Justice n'aurait pas à intervenir dans les litiges.
Consultez un avocat spécialisé en Droit Rural.