Double coup dur financier pour les retraités gagnant plus de 1250 €

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Les retraités avec des pensions supérieures à 1250 € par mois sont exposés à une double baisse de leur pouvoir d'achat en 2027 selon le plan d'économie budgétaire du gouvernement. La première réduction est prévue en janvier à cause de la sous-indexation des pensions de retraite, tandis qu'une seconde aura lieu en septembre en raison d'une augmentation des impôts. Cela résulte de la volonté gouvernementale de réduire le déficit en adaptant l'effort budgétaire en fonction du niveau de ressources. Qu'en pensez-vous, est-ce un moyen équitable de réduire le déficit ?
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2 réponses

  1. Bonjour,

    Au risque de paraître gnangnan je rappelle que la France est une république sociale dont la devise contient les deux mots d’égalité et de fraternité. Donc à chacun de participer aux charges publiques en fonction de ses moyens.

    Il est beaucoup question de l’exonération de 10 % pour frais professionnels dont profitent les retraités qui n’ont pourtant pas de frais professionnels. C’est une niche fiscale qui ne peut se défendre que dans un but électoraliste.

    Il n’est pas facile de dire quelles doivent être les mesures à prendre. Certaines qui peuvent paraître de bon sens peuvent se révéler improductives. Tous connaissent l’adage « Trop d’impôt tue l’impôt ». Mais il faut tout de même des impôts pour payer les charges publiques à moins bien sûr de décider la suppression des services publics. Si l’on veut que des services publics soient maintenus, il faut bien accepter des impôts. Le système actuel n’est certainement pas parfait et des réformes en profondeur sont peut-être nécessaires. Si personne n’accepte de faire des concessions sur de supposés avantages acquis, il n’y aura jamais de réforme et la dette publique ne fera que grossir et devenir de plus en plus coûteuse.

    Actuellement les seuls intérêts de la dette publique absorbent 100 % de l’impôt sur le revenu et cela ne fait que s’aggraver.

    Les retraités qui s’accrochent à leur niche fiscale ne font qu’exiger de continuer à foncer droit dans le mur.

    Le pouvoir d’achat baisse pour tous à l’exception des ultra-riches. Pour que cela change, il faudrait relancer la croissance. Comment ? Il n’y a pas de réponse simpliste.

    Je précise que je suis moi-même retraité.

    1. Bonjour,

      • l’exonération de 10 % pour frais professionnels dont profitent les retraités qui n’ont pourtant pas de frais professionnels.

      Ce n'est pas parce que par coïncidence le taux d'abattement des frais professionnel est de 10% que les 10% d'abattement pratiqués sur les retraites sont équivalent, que cela signifie que les retraités bénéficient d'un abattement pour frais professionnel. Si au lieu de lire la presse n'y connaissant rien, vous vous étiez renseigné, il n'y a rien à voir entre l'origine de ces deux taux. 

      Il s'agit juste d'une légende urbaine créé par une amalgame de deux dispositifs distincts mais partageant un taux commun. 

      L'origine des 10% est un cadeau fiscal, accordé uniquement au retraité suffisamment aisé pour payer des impôts (les retraités dans la misère eux ne perçoivent rien de cet avantage), visant à compenser la baisse des revenus lors du passage du statut d'actif à retraité. Il n'y a rien à voir avec des frais professionnels mais plutôt avec la perte de revenus professionnels. 

      CB

    2. @hoquei44

      Je maintiens l’intégralité de mon premier message.

      Il ne s’agit pas du tout d’une coïncidence. Cette histoire des 10 % est la conséquence directe d’une volonté de faire profiter les retraités d’un avantage fiscal équivalent à celui dont jouissent les actifs. Cet avantage se justifie pour les actifs. Il ne se justifie pas pour les retraités.

      C'est un cadeau fiscal inséré dans le CGI pour de pures raisons électoralistes. 

      " Ceux qui travaillent peuvent déduire de leur revenu 10% de frais professionnels. Je veux la même chose."

      Le législateur a voulu faire plaisir aux retraités. Il leur a accordé la même chose sans employer, évidemment, le terme de frais professionnel.

      Après on peut toujours jouer sur les mots et traiter les journalistes d'imbéciles. 

  2. Contributeur

    Une sous-indexation en janvier, c'est toujours mieux que pour les actifs dont les salaires ne sont pas indexés sur l'inflation.

    Quant à la baisse du plafond de l'abattement fiscal, elle est loin d'être adoptée puisqu'elle a déjà été rejetée en commission. Et même si elle finit par passer, elle ne concernera pas les retraités touchant 1 250 € par mois, mais les foyers fiscaux percevant plus de 2 500 € mensuels de pensions de retraite au total.