27 millions de salariés ne doivent pas envoyer leur déclaration de revenus avant d'avoir fait ce calcul - il peut réduire leur impôt

27 millions de salariés ne doivent pas envoyer leur déclaration de revenus avant d'avoir fait ce calcul - il peut réduire leur impôt Une simple estimation - réalisable en quelques secondes sur cette page via notre simulateur - peut permettre de réduire l'impôt dû par un salarié. Il faut la réaliser avant d'envoyer sa déclaration de revenus.

La nouvelle campagne de déclaration de revenus a débuté le 9 avril. 27 millions de salariés seront ainsi tenus de déclarer leur rémunération annuelle perçue l'an dernier ou plus simplement de confirmer les cases pré-remplies de leur déclaration. A priori, ils n'ont donc rien à faire. Sauf qu'ils ont tout intérêt à de livrer à un calcul assez simple pour (peut-être) réduire le montant de leur impôt.

Par défaut, le fisc applique un abattement de 10% sur le revenu net imposable des salariés, abattement qui est censé représenter l'ensemble de leurs dépenses professionnelles. L'immense majorité des salariés se contentent de cette déduction forfaitaire, qui présente l'avantage d'être automatique. Mais ce n'est pas toujours une bonne solution.

En effet, il faut rappeler que tout salarié peut demander à "passer aux frais réels" en mentionnant dans sa déclaration de revenu le détail de ses dépenses professionnelles. Conclusion évidente : si ces dépenses dépassent 10% du revenu net imposable, le salarié a tout intérêt à passer aux frais réels. L'option entraîne néanmoins quelques contraintes en termes de tenue de compte et de conservation des justificatifs. C'est ce qui explique que la plupart des intéressés préfèrent conserver la déduction forfaitaire, qui n'exige aucune formalité ni calculs. Il existe néanmoins une solution : l'utilisation du barème kilométrique publié chaque année par l'administration.

Chaque année, de nombreux salariés attendent la parution de ce barème kilométrique par les services des impôts. Et environ 4 millions d'entre eux optent pour les frais réels dans leur déclaration de revenus, ce qui leur permet de réaliser une économie d'impôt souvent très nette.

Exemple : M. Martin travaille à 15 kms de son domicile. Il effectue donc chaque jour 30 km de trajet, ce qui représente schématiquement 6500 kms par an. Sur la base du barème pour une 7 CV, ces trajets peuvent être évalués à 4 076 €. 

Par ailleurs, le revenu net imposable de M. Martin est de 35 000 €. la déduction forfaitaire automatique de 10% est donc de 3 500. Si M. Martin passe aux frais réels, en n'utilisant que le barème pour ses trajets, il pourra déduire 4 076 € et non pas seulement 3 500. Il paiera donc moins d'impôt.

Pour choisir l'option la plus avantageuse, les contribuables peuvent utiliser le simulateur suivant édité par Droit-Finances. La puissance fiscale du véhicule est indiquée sur sa carte grise, rubrique P.6.

 

Evidemment, les contribuables qui jouissent d'une rémunération confortable et qui travaillent près de leur domicile (ou qui prennent les transports en commun) n'ont généralement pas intérêt à utiliser le barème kilométrique. Mais tous les autres salariés peuvent se livrer à une petite simulation pour déterminer le meilleur choix entre déduction forfaitaire et frais réels. D'autant plus qu'aux frais kilométriques peuvent s'ajouter - ne l'oublions pas - d'autres frais comme les achats de documentation, les frais de repas, etc.