Budget 2027 : cette baisse de revenus qui menace les retraités

Budget 2027 : cette baisse de revenus qui menace les retraités Le gouvernement pourrait ne pas revaloriser les pensions en 2027. Notre simulateur indique le coût concret que cette mesure représenterait pour chaque retraité.

Les retraités en ont l'habitude : chaque année, leurs pensions de retraite sont en principe revalorisées afin de tenir compte de l'inflation. Une indexation automatique visant à permettre aux pensionnés de maintenir leur pouvoir d'achat face à la hausse des prix.

La revalorisation annuelle des pensions de retraite représente toutefois un coût annuel de plusieurs milliards d'euros pour les finances publiques. Pour le budget de l'an prochain, ce montant serait d'autant plus élevé que l'inflation a été relancée par la hausse des prix des carburants observée depuis le début de l'année 2026. D'après les estimations, l'indexation des retraites sur l'inflation en 2027 correspondrait ainsi à plus de 10 milliards d'euros de dépenses supplémentaires. En raison de ce coût, l'exécutif n'exclut pas de geler les pensions de retraite l'an prochain.

Quelle serait la perte de revenus engendrée par une telle mesure pour les retraités ? Le calcul de la revalorisation des retraites repose sur l'évolution de l'indice des prix à la consommation (hors tabac). L'Insee prend en compte de l'indice des prix mesuré de novembre 2025 à octobre 2026 (12 mois glissants). Le prochain taux de hausse théorique n'est donc pas encore connu. Mais d'après les prévisions, il devrait avoisiner 1,7 %.

Le simulateur ci-dessous permet d'évaluer la perte qu'une année blanche représenterait en 2027 pour un retraité en fonction du montant des pensions qu'il touche chaque mois. Il est également possible de faire varier le taux de revalorisation théorique, ce dernier n'étant pas encore arrêté.

 

Reste à savoir si cette fameuse "année blanche" figurera bien dans le projet gouvernemental présenté à la rentrée. Elle devrait en effet susciter de vives oppositions à l'Assemblée. L'été dernier, elle figurait déjà dans le plan présenté par le gouvernement de l'ancien Premier ministre François Bayrou, avec l'échec que l'on connait.