Crédit : ce nouveau décret compliquera désormais les fins de mois de millions de foyers
C'est une triste réalité largement commentée par les médias comme par le personnel politique : au fil des dernières années, les fins de mois deviennent de plus en plus compliquées pour un nombre croissant de Français. Cette précarité financière se traduit par un recours accru aux crédits. Au point que, d'après la Banque de France, le surendettement aurait augmenté de 10 % l'année dernière. Un décret récemment paru devrait freiner cette évolution, mais aussi dans le même temps entraîner des difficultés pour les foyers les moins favorisés.
Les crédits immobiliers sont bien encadrés en France. Avant de s'endetter, les candidats à l'achat doivent justifier de leurs revenus, contracter souvent des assurances, avant de souscrire finalement à un emprunt à un taux généralement raisonnable. Et naturellement, ces prêts ne servent pas à financer les fins de mois des intéresser.
Il en va différemment des crédits à la consommation. Même s'ils doivent respecter une législation relativement protectrice pour l'emprunteur, les organismes spécialisés ont tendance à accorder ces prêts trop facilement. D'autant plus qu'aux crédits classiques se sont ajoutées ces dernières années des facilités de paiement du type "payez sans frais en quatre fois" ou "achetez maintenant, payez plus tard". Des "facilités" de paiement qui ne sont pas toujours...faciles à rembourser. Au point que le Gouverneur de la Banque de France les a récemment qualifiés de "drogues douces".
Le décret n°2026-105 du 19 février 2026 vise justement à encadrer plus sévèrement l'octroi de ce type de crédits. A partir du 20 novembre 2026, les acteurs spécialisés comme Cetelem ou Cofidis, mais aussi les nouveaux venus comme les start-up Alma ou Younited, devront mieux informer leurs clients et les avertir, chiffres en mains, du poids financier que représentent ces prêts, notamment le taux global. Ils devront aussi - et c'est le principal apport de la nouvelle réglementation - vérifier la solvabilité des emprunteurs potentiels et notamment consulter le fichier national des incidents de remboursement des crédits (FICP).
Conséquence évidente : les conditions d'accès aux crédits à la consommation, y compris aux crédits gratuits et aux paiements fractionnés, seront immanquablement durcies.