Les détenteurs de PEL doivent vérifier leur plan : les banques ont commencé à les clôturer automatiquement
Le plan d'épargne logement de plusieurs millions de détenteurs est en passe d'être clôturé par leur banque. Voici qui est concerné et pourquoi.
Clôturer un placement relève, en principe, de la décision des épargnants. Pourtant, il existe certaines situations où la banque peut clôturer automatiquement leur compte. C'est le cas, depuis ce 1er mars, de nombreux détenteurs d'un plan d'épargne logement (PEL). Voici pourquoi.
Le PEL va faire l'objet de deux changements importants qui vont marquer l'année 2026. Ils concernent des millions d'épargnants.
La première mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Il s'agit de l'augmentation du taux de rémunération des PEL ouverts à partir de cette date, qui passe à 2 % contre 1,75 % auparavant. Conséquence : tous les titulaires de PEL ouverts entre le 1er août 2016 et le 31 décembre 2022 ont intérêt à clôturer leur plan qui ne rapporte qu'1 % pour en ouvrir un nouveau. Leur taux de rendement va tout simplement doubler. Certes, le plan d'épargne logement est davantage fiscalisé que les livrets A et autres livret de développement durable. Mais on peut y verser jusqu'à 61 000 € contre seulement 22 000 € sur un livret A.
La deuxième mesure concerne également les PEL et entre en vigueur ce 1er mars 2026. En accédant à leur compte en ligne, beaucoup d'épargnants risquent d'être surpris de constater que leur plan d'épargne logement n'existe plus et a été automatiquement clôturé. Et il ne s'agit pas du fruit de la décision de la banque mais le résultat d'une réforme datant de 2011, qui prévoit que la durée de vie des PEL ouverts depuis le 1er mars 2011 est plafonnée à 15 ans.
Conséquence : à compter du 1er mars 2026, tous les PEL ouverts après cette date sont automatiquement transformés en livret d'épargne classique après leur quinzième anniversaire, livret dont le taux de rendement sera librement fixé par la banque. Un transfert qui risque d'entrainer d'importantes conséquences financières pour les épargnants qui avaient placé des sommes élevées sur leur PEL, dont le plafond est fixé à 61 200 €. Selon la Banque de France, cette réforme devrait concerner 36 % des livrets pour la période 2026-2030 pour une somme globale de 93 milliards d'euros.
En revanche, les titulaires de PEL ouverts avant le 1er mars 2011 ne risquent pas de clôture. Les épargnants qui se trouvent dans ce cas doivent plutôt les conserver puisque le taux de rendement est tout à fait honorable. Et la banque ne peut donc pas les résilier unilatéralement.