Placements : voici la baisse de revenus à prévoir après l'annonce du gouverneur de la Banque de France
On s'en souvient : avec l'inflation connue ces dernières années, les taux des livrets défiscalisés ont nettement augmenté. Il y a encore quelques mois, le livret A affichait ainsi un taux à 3 %, ce qui permettait un grain annuel de plus de 600 € pour les épargnants qui avaient plafonné leur livret. Quant au livet d'épargne populaire (LEP) réservé aux épargnants dont les revenus ne dépassent pas certains plafonds, le taux dépassait même les 6 %.
Mais avec le ralentissement de l'inflation observé depuis maintenant deux ans, les taux des livrets défiscalisés ont depuis fait l'objet de baisses régulières. Pour rappel, le taux du livret A n'est plus que de 1,7 % depuis le 1er août dernier. A cette date, sa rémunération avait de nouveau subi l'effet du ralentissement des prix puisqu'elle affichait une baisse de 0,7 point. Le LEP, quant à lui, subissait une baisse de 0,8 point, avec une rémunération annuelle désormais fixée à 2,7 %. Un phénomène baissier qui va perdurer en 2026.
Le pourcentage de rémunération annuelle du livret A peut en effet être potentiellement revu deux fois par an, en février et en août. La formule de calcul de sa revalorisation repose sur une moyenne calculée entre l'inflation et les taux interbancaires : en principe, lorsque ces taux descendent, les taux des livrets défiscalisés diminuent. Et inversement.
C'est dans seulement quelques jours, à la mi-janvier, que le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, doit annoncer les nouveaux taux préconisés à compter du 1er février. Des propositions généralement suivies par le gouvernement. Or, d'après les derniers chiffres publiés par l'Insee, le pourcentage de rémunération annuelle devrait affichait une nette baisse.
Au regard des dernières estimations, le taux du livret A et du LDDS (livret de développement durable et solidaire) devraient en effet passer à un taux d'intérêt annuel de 1,4 %. Cette baisse de 0,3 point se traduirait par une nouvelle diminution des revenus pour près de 60 millions d'épargnants, de l'ordre de 70 € pour ceux ayant atteint le plafond de dépôt sur un livret A, fixé à 22 950 €.
Le taux du LEP devrait, lui aussi, être réduit. Il pourrait ainsi descendre jusqu'à 1,90 %. Il s'agirait alors du taux minimal, la réglementation prévoyant que le taux du LEP ne peut pas être inférieur à un seuil fixé à 0,5 point au-dessus du taux du livret A.
Même si leurs intérêts sont entièrement défiscalisés, ces livrets réglementés rapporteront donc peu en 2026, surtout si on les compare à d'autres placements bien plus rémunérateurs. Ces livrets doivent ainsi être considérés comme des bons placements de trésorerie, les sommes placées présentant l'avantage d'être disponibles à tout moment.