Renvoyée chez moi sur un coup de tête

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- - Dernière réponse : Takkyun
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25 novembre 2019
- 25 nov. 2019 à 17:26
Bonjour,
je travaille depuis 8 mois en CDI dans une petite entreprise d'artisanat d'art.

Comme probablement beaucoup de nos clients, j'avais tout d'abord pris mon employeur pour un homme fort de caractère, "artiste", et mettait parfois ses élucubrations sur le compte de son âge.

Mais ses propos racistes, misogynes, ses reproches sans fondements, sa manière de remettre systématiquement la faute sur ses employés, ses petites magouilles, etc... m'ont vite désenchantée.

Ajoutez à cela un non-respect flagrant des normes d'hygiène et de sécurité (qui est souvent excusé par le caractère "traditionnel" de notre "beau" métier), des promesses orales qui ne sont pas tenues, les demandes d'effectuer des tâches en dehors de mes attributions....
J'ai donc compris que je faisais face à un manipulateur, bon orateur, sans aucun respect des individus, qui pense que tout lui est dû et que les lois ne le concernent pas.

C'est pourquoi, après l'aboutissement d'un projet que j'ai mené et qui m'a coûté beaucoup d'investissement et un arrêt de travail dû à une crise d'angoisse, j'ai décidé de quitter cette entreprise.

Mardi dernier, je lui en parle et lui demande une rupture conventionnelle, qu'il me dit accepter à condition que les indemnités à me payer ne soient pas trop élevées, soit moins de 1000€.
Mercredi, je lui précise qu'elles ne seraient même qu'à moins de 400€. Il confirme donc.
Jeudi, la comptable nous fait part que nous devrons lui verser 500€ pour la procédure. Mon employeur, refusant de payer cet argent, me demande de poser ma démission et qu'il me versera 400€. Je ne lui donne pas de réponse.
Vendredi, je lui annonce que je ne donnerai pas ma démission, que je souhaite pouvoir bénéficier de mes droits au chômage. Cet argument le met hors de lui, il s'insurge, m'insulte, énonce des arguments peu convaincants à mon goût ("Vous voulez partir, assumez la conséquence de vos choix. C'est comme le divorce ma femme veut divorcer, je refuse, alors elle part toujours en voyage pour me voir ! "). Je reste sur ma position, j'invoque seulement mon droit et cite le code du travail.

Il s'énerve alors et me dit de partir, qu'il m'accorde la rupture conventionnelle mais qu'il "ne veut plus jamais voir [ma] gueule", "rangez vos affaires et dégagez sur-le-champ", "Adieu", etc.... devant témoin (la secrétaire).
Je pars donc, et pour me protéger d'un abandon de poste, je reviens le lendemain avec un témoin pour lui demander une attestation, qu'il me refuse. Il me reproche de ne pas être venue dès l'ouverture, mais à la fois me prévient qu'il va jeter les affaires qu'il croit être miennes (c'est faux), et me somme de revenir mardi pour voir les modalités de mon départ avec la comptable. Finalement, mon témoin insiste sur l'importance d'une attestation justifiant mon absence, et mon employeur pique une crise de rage dès l'annonciation de l'expression "code du travail". Il nous jette alors de la boutique à coup de "dehors !" et en nous claquant violemment la porte au nez.

Aujourd'hui, j'appelle l'inspection du travail qui me conseille d'envoyer une LRAR lui demandant de confirmer qu'il est responsable de mon absence et que je me tiens à disposition pour travailler.


Je compte en effet la lui envoyer demain (mardi). Cependant, je ne tiens pas à être bringuebalée à droite et à gauche indéfiniment. Vous aurez compris que mon employeur est absolument instable, il ne cherche qu'à se sentir maître, et la moindre opposition, en particulier lorsqu'elle est appuyée par l'énonciation de lois, le met hors de lui. Or, je ne souhaite pas me rendre au travail demain, ainsi qu'il me l'a demandé oralement, et si c'est pour que l'on me redise de partir définitivement le soir.
Je pensais lui envoyer ce courrier, et ne retourner au travail que s'il me convoque par écrit afin de me protéger de ses changements d'humeur et d'avis. Est-ce que cela me mettrait dans une situation dangereuse ?
Je suis absolument prête à aller aux prud'hommes, vous comprendrez que ce ne sont pas les arguments qui manquent pour attaquer mon employeur. Et dans cette situation, j'aimerais ne rien faire qui me soit préjudiciable.

J'attends vos conseils !!
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3 réponses

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Bonjour,

Sur le fond de votre départ il avait raison.

Je reste sur ma position, j'invoque seulement mon droit et cite le code du travail.

Vous avez le droit de demander une rupture conventionnelle mais il n'est pas obligé de vous l'accorder. A partir de là, soit vous restez soit vous démissionnez.

A voir avec les experts du travail mais là vous êtes en abandon de poste.
A part l'attaquer sur son comportement pour le reste je ne suis pas convaincu.
tania57
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Tout à fait d'accord avec an banker
Pourquoi l'employeur paierait pour que vous partiez
Je le répète le chômage est réservé aux personnes perdant réellement leur emploi
Là vous êtes en abandon de poste et ne comptez pas sur le témoignage de la comptable qui est payée par lui
Dans cette histoire vous êtes en tort donc soit vous retournez travailler soit vous démissionnez
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Bien sûr, je ne comptais pas l'obliger à accepter la rupture. Comme je le disais, je lui ai seulement dit que je ne comptais pas démissionner, et il s'est énervé sans modération. La dispute a seulement tourné autour du fait de savoir si oui ou non, il était normal que je prétende à mes droits au chômage.

Ayant eu des témoins au moment ou il m'a sommée de partir, et s'il confirme ma LRAR de demain, est-ce que ce sera vraiment un abandon de poste ?
AN.Banker
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Si vous ne comptez pas démissionnez alors dans votre situation telle que vous l'écrivez, vous ne lui laissez pas le choix, vous le contraigniez à vous licencier pour faute grave si vous ne venez pas travailler. Donc soit vous restez à votre poste soit vous êtes en abandon de poste (avec de possibles lourdes conséquences derrière)

Je ne remets pas en question vos paroles sur sa personnalité mais d'un point de vu extérieur et quand on lit votre histoire, vous l'avez contraint à vous faire cette rupture et l'argument du chômage ne tient pas. Il a raison, le chômage c'est pour ceux qui ont involontairement perdu leur emploi. Si vous voulez partir et qu'il refuse la rupture il ne vous reste que la démission. Si vous même vous refusez cette option alors il faut rester.
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25 novembre 2019
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Oui, je lui ai dit que je resterai s'il refusait la rupture, je ne pense vraiment pas avoir forcé quoi que ce soit.

Je suis peut-être dans l'erreur, mais je ne comprends pas pourquoi la rupture conventionnelle existe, si le chomage n'est là que pour ceux qui ont perdu involontairement leur emploi.
Et en revenant à mon cas précis, je précise que j'ai dans l'idée de fonder mon entreprise, j'ai des projets que je veux mener à bien et je souhaite juste avoir une sécurité dans le cas où ça ne fonctionnerait pas. Par ailleurs, je rappelle que mon employeur lui-même avait dans un premier temps accepté la rupture conventionnelle sans y voir le moindre inconvénient.

De plus, pour moi, l'intérêt n'est pas tant dans l'obtention de l'aide financière qu'est le chômage, mais plutôt dans le fait que je souhaiterai, pour la première fois en 8 mois, faire respecter mes droits en tant que salariée.
tania57
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De quels droits parlez vous donc vous n'avez pas droit à la rupture conventionnelle car c'est un accord commun
Takkyun
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Mais le droit de la demander !
Ce simple fait a entraîné une crise de rage de sa part, y puis-je quelque chose ?
Et ce simple fait a conduit à ce qu'ensuite, il bafoue mes droits les plus élémentaires (insulte et menace, mise dehors sans attestation...) ! Je ne comprends pas, tania, vous pensez que je n'ai pas raison de vouloir me défendre ?
Takkyun
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Ce contre quoi je souhaite me défendre maintenant, c'est de ses changements d'humeurs qui débouchent en accès de colère, et en contradictions perpétuelles.
Je peux y retourner demain, mais s'il me vire à nouveau le soir ?
Vais-je devoir faire ça quotidiennement jusqu'à la fin de mon contrat ?
C'est le droit de pouvoir me défendre contre ça que j'invoque là, et pour lequel je vous demande de l'aide.
tania57
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Ah bon vous êtes en cdd
Takkyun
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Non, mais j'imagine tout de même que nous arriverons à mettre fin à mon contrat, nous le souhaitons tous les deux.
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