Création d'un nouveau type de structure médicalisé

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mardi 28 août 2018
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14 janvier 2019
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Bonjour à tous,

Je vous préviens, c'est long, quoi que très synthétique au regard de ma réflexion :)

Je suis infirmier libéral, titulaire d'un cabinet en zone rurale modérément dotée. J'ai pour projet d'ouvrir une nouvelle sorte de structure médicalisée. Rien de folichon, je vous rassure, je ne suis pas non-plus un génie de la création d'entreprise. Je précise que c'est une nouvelle sorte, parce que je ne trouve rien qui s'en rapproche de près où de loin.

Pour vous en dire plus, je nommerais cette structure "Micro-EHPAD". En ce sens qu'il serait un mélange entre la famille d'accueil (par la taille de la population accueillie, notamment) et un EHPAD (par l'offre de soins proposée), avec une passerelle vers l'appartement thérapeutique.


Nous accueillerions une population de 6 personnes maximum, personnes âgeés dépendantes nécéssitant des soins continus, disposant d'un appartement complet hormis la cuisine. Cela se ferait sur une propriété assez grande (200m2) adaptée médicalement, avec un terrain de 2000m2 en pleine nature que nous adapterions pour nos activités (potager, jeux/sports légers en extérieur, etc). Etant co-entrepreneurs, ma conjointe (CV : Aide-soignante, coordinatrice d'équipe) et moi-même (CV : Infirmier en gériatrie, Infirmier libéral, auto-entrepreneur) assurerions les soins continus 24h/24 (pour ma part, en dehors de mon temps de travail libéral), habitant nous-même dans la structure (à la manière d'une famille d'accueil finalement). Je pourrais intervenir en qualité d'infirmier libéral, si tant est que les résidents me choisissent, pour ce qui est prescrit. Nous emploierions potentiellement trois personnes : une autre aide-soignante à temps plein, un cuisinier, un agent de ménage. Ce qui, synthétiquement, offrirait un service de 2 soignants pour 6 résidents, un ratio très interessant au regard de la moyenne nationale (1 pour 8).

Je garderais mon comptable libéral actuel. J'ai un ami médecin libéral qui est intéressé par le projet. Potentiellement, des connaissances professionnelles : kinésithérapeute, psychologue, orthophoniste.

La propriété devra rester aménageable dans le cas où je décide d'agrandir la structure.

J'ai un chiot que je compte former en tant que chien-visiteur. Potentiellement, je pourrais en avoir un second formé aux "premiers secours" (alerte des chutes, détection des malaises, etc.). Mon associée libérale pratique l'équitation et a des chevaux. Nous pourrions aussi avoir un poulailler. Je peux passer un partenariat avec une association d'animateurs, sans avoir besoin de les rémunérer nous-même. Bref, j'ai plein d'idée sur l'offre de soins.

Ce qui serait intéressant de déterminer, c'est le type de population à laquelle cela s'adresse. J'ai tendance à penser qu'une population aisée m'assurerait à rentabiliser mon entreprise. Toutefois, j'aimerais m'adresser à une population en difficulté, plutôt. Eventuellement, en difficulté sur le plan financier. Des oubliés, peut-être. Des SDFs, je ne sais pas. Ou des aveugles, des autistes, ou ayant des troubles psychiatriques, des démences, je ne sais pas trop. Ou bien des pompiers à la retraite, des militaires, des policiers, des médicaux et paramédicaux, à la retraite, pourquoi pas. Ceci est à réfléchir (si vous avez des idées d'ailleurs, je suis preneur). N'aimant pas faire de distinction entre les malades en général, j'aimerais toutefois intervenir auprès des plus précaires et peut-être, instiguer un mouvement national que l'idée "humanitaire" brancherait. J'ai l'intime conviction que les micro-structures médicalisées de proximité, peuvent être l'avenir. La passerelle entre l'hôpital, l'EHPAD et le domicile.
Bon, là, en revanche, pour des personnes en précarité sociale et financière, j'imagine que ce serait une jonglerie entre leurs moyens financiers légers, leurs aides, les aides régionales, départementales, celles des collectivités (pas très bien dotées dans le coin, je pense) et les éventuels donateurs que leur précarité sensibiliserait.

Je ne me vois pas non-plus proposer mon entreprise à des actionnaires, qui auraient alors le pouvoir de décider de mes choix d'investissement, de la population hébergeable et qui ne me soutiendraient pas l'année où je ne rentre pas dans les clous.

Je m'orienterais plutôt vers des donateurs bienveillants. Il s'agirait bien-sûr d'une entreprise à but non-lucratif.



A vos connaissances, à qui puis-je m'adresser ? Qui puis-je rencontrer en rendez-vous pour parler de mon projet ?

ARS ? Conseil départemental ? Municipalité ? Banque ?
Dois-je faire appel à un juriste pour modéliser la législation pour cette nouvelle forme de structure médicalisée ? Mon comptable suffirait-il à établir un projet économique ?
Quelles ressources puis-je mobiliser ? Entreprises du coin ? Médias ? Cagnottes à dons ?

Vous semble-t-il qu'il y a une contre-indication/interaction/interdiction dans ce que je viens de vous décrire ?


Je vous remercie d'avance pour le temps que vous aurez pris à me lire, et celui passé à me répondre,


Cordialement.

PS : je précise bien-sûr que nous avons réfléchi aux contraintes et aux responsabilités demandées. Peut-être éventuellement, trouver d'autres co-entrepreneurs, qui lorsque nous souhaiterions partir en vacances, pourraient prendre le relais. J'ai pour cela, des amis de confiance soignants que cela pourrait intéresser. Cela reste bien-sûr à réfléchir et définir.
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